Bugatti Chiron battue trois fois de suite : la Corvette ZR1X crée la surprise en Arizona
Avec près de 3 millions d’euros d’écart entre les deux voitures, le résultat paraît presque impossible. Pourtant, la Corvette ZR1X a pris le dessus sur la Chiron à plusieurs reprises.
La scène a quelque chose d’irréel : une Bugatti Chiron à plus de 3,5 millions de dollars (environ 3 millions d’euros) alignée à côté d’une Corvette ZR1X à un peu plus de 200 000 dollars (environ 170 000 euros). Sur le papier, 1 500 ch contre 1 250 ch, le mythe français ne devrait faire qu’une bouchée de la sportive américaine. Sauf que sur la piste, l’histoire s’est écrite très différemment.
Sur la vidéo publiée par la chaîne DragTimes, la Corvette humilie littéralement la Bugatti sur le fameux quart de mile (400 m) : trois départs arrêtés, trois victoires nettes, et un écart visuel qui fait grimacer. Même en départ lancé à 48 km/h, la Chiron ne sauve l’honneur qu’une seule fois, sur une erreur de pilotage de la ZR1X. De quoi faire réfléchir tous les passionnés qui aiment les chiffres… et le rapport plaisir/prix.
Corvette ZR1X vs Bugatti Chiron : un duel en Arizona qui tourne à la correction
Le face-à-face se déroule à l’Apex Motor Club, au sud de Phoenix, sur une piste non préparée, chaude et légèrement poussiéreuse. Il est encore tôt, autour de 27 °C, mais l’asphalte a déjà bien chauffé. La Chiron, monument de l’ingénierie européenne, fait face à une ZR1X quasiment neuve, livrée quelques jours plus tôt seulement à son propriétaire.
Dès le premier run départ arrêté, la Corvette s’arrache de la ligne, tandis que le W16 quadri-turbo de la Bugatti fait patiner les quatre roues. À mi-distance, la ZR1X a pris plus de dix longueurs d’avance, un gouffre que la Chiron ne comble jamais. Les deux autres départs arrêtés racontent la même histoire. En départ lancé à 50 km/h, la Bugatti arrache une première victoire grâce à un mauvais passage de rapport de la Corvette, puis se fait dépasser franchement lors du second run, une fois la boîte de la ZR1X laissée en mode automatique.

Pourquoi la Corvette humilie la Bugatti malgré 250 ch de moins
Sous le capot, la fiche technique semble pourtant pencher côté Bugatti : W16 8,0 litres quadri-turbo, environ 1 500 ch, 1 600 Nm de couple, transmission intégrale et près de 1 995 kg sur la balance. La Corvette oppose un V8 5,5 litres bi-turbo associé à un moteur électrique à l’avant, 1 250 ch, 1 319 Nm, et un poids plus contenu d’environ 1 775 kg. En clair : moins de puissance, mais nettement moins de kilos à déplacer.
La clé, c’est la motricité. Le couple électrique instantané envoyé sur l’essieu avant aide la ZR1X à "accrocher" même sur une surface glissante. La Chiron, elle, doit gérer un déluge de puissance thermique sur un revêtement chaud et poussiéreux, ce qui se traduit par du patinage et des mètres perdus dès les premiers mètres. La Corvette signe ainsi un 400 m d’environ 9,4 s à 150 mph (241 km/h) dans ces conditions, alors qu’elle peut descendre sous les 8,7 s sur piste préparée.
Un mythe bousculé, un rapport prix/performance difficile à ignorer
La Bugatti Chiron reste pourtant un symbole : plus de 420 km/h en vitesse de pointe, un 0 à 100 km/h autour de 2,4 s et un tarif qui flirte souvent avec 4 millions de dollars sur le marché, soit près de 3,4 millions d’euros. Ce duel ne remet pas en cause son statut d’icône technologique, mais il montre que dans un scénario concret, une sportive dérivée d'un modèle de série peut la mettre en difficulté.
À l’inverse, la Corvette ZR1X affiche des performances dignes d’une hypercar avec un ticket d’entrée autour de 190 000 à 230 000 euros selon les marchés. Moins de 2 s sur le 0 à 100 km/h, moins de 9 s sur 400 m sur une bonne piste : des chiffres qui la placent au niveau des références électriques ou hybrides bien plus chères. Sur les réseaux, certains fans de Bugatti relativisent en pointant la piste non préparée, d’autres se réjouissent de voir une "simple" Corvette ridiculiser une diva à plusieurs millions. Dans tous les cas, le message est clair pour les passionnés : la valeur ne se lit plus seulement à la puissance ni au prix sur l’étiquette.














