Cette Bugatti de « princesse » cache un monstre de 1 600 ch : le cadeau hallucinant d’un père à sa fille
Derrière ses fleurs lavande et son aileron de princesse, la Bugatti W16 Mistral Caroline est un cadeau fou d’un père à sa fille. Que cache vraiment cette hypercar sur mesure aux allures de jouet ?
Au premier regard, la Bugatti W16 Mistral Caroline ne ressemble pas du tout à une brute de circuit. Roadster lavande, sièges à motifs floraux, aileron arrière couvert de fleurs peintes à la main : tout respire la douceur et l’univers d’une chambre d’enfant plus que celui d’une hypercar d’exception.
Cette pièce unique est pourtant bien réelle : un client fidèle a demandé à Bugatti de créer pour sa fille adorée une voiture qui parle de fleurs, de haute couture et de légèreté. Loin des séries "pour femmes" aux clichés appuyés, ce one-off, une véritable pièce unique, pousse l’idée beaucoup plus loin. Mais sous ces fleurs se cache un autre visage.
Bugatti W16 Mistral Caroline : un cadeau fleuri d’un père à sa fille
Présentée le 27 mars 2026, la Bugatti W16 Mistral Caroline repose sur la W16 Mistral, dernier roadster à moteur W16 8,0 litres quadriturbo de la marque. Limitée à 100 exemplaires autour de 5 millions d’euros hors taxes, la Mistral devient ici un one-off entièrement façonné par le programme Bugatti Sur Mesure, réservé aux clients qui veulent une voiture vraiment personnelle.
Le brief du propriétaire tenait en quelques idées simples : la beauté fragile des fleurs, l’ambiance des jardins de Provence et des salons de haute couture, tout cela condensé dans une voiture pour sa fille. Les équipes Couleur et Matières de Molsheim et du studio de design de Berlin ont traduit ce rêve en objet roulant, travaillant teintes, cuirs, fibres de carbone et motifs comme dans un atelier de couture.
Lavender, aileron fleuri : quand l’hypercar se déguise en voiture de princesse
Dehors, la teinte exclusive "Lavender", littéralement "lavande", attire tout de suite l’œil. Inspirée des champs de lavande de Provence, des jardins parisiens et des tissus de haute couture, elle oscille entre violet bleuté et mauve tirant sur le rouge selon la lumière. Le bas de caisse en carbone apparent "Violet Carbon", un carbone teinté violet, ajoute une note technique sans casser la douceur générale.
Autre signature, l’aileron arrière rétractable, qui sert aussi d’aérofrein, devient une toile pour peintre. Des fleurs rappelant le lilas et l’iris y sont appliquées à la main, couche après couche, pour créer du relief, avec le prénom "Caroline" au centre. Quand l’aileron se lève à haute vitesse, ce tableau floral flotte littéralement dans l’air.
Un salon de haute couture posé sur 1 600 ch et plus de 420 km/h
L’habitacle prolonge ce thème. Cuir blanc et cuir sombre Minuit se mêlent à des touches violettes, comme une robe d’atelier. Les appuie-têtes et les panneaux de porte reçoivent des broderies florales réalisées avec des milliers de fils, assez fines pour suggérer ombres et superpositions de pétales. Même la porte semble soufflée par un vent de fleurs, tandis que le levier arbore l’Éléphant Dansant de Rembrandt Bugatti, icône de la marque.
Derrière ce décor, la Caroline reste une vraie Bugatti W16 Mistral : moteur W16 8,0 litres quadriturbo, 1 600 ch et 1 600 Nm, pour plus de 420 km/h et une pointe évoquée à 450 km/h, avec un record de roadster à 453,91 km/h. Le modèle de base se négocie autour de 5 millions d’euros, tandis que la Caroline est évoquée à près de 10 millions de dollars, soit environ 9,2 millions d’euros. On se demande presque si la jeune femme osera jamais pousser sa "voiture de princesse" jusqu’à ces vitesses.














