Automobili Mignatta Rina : ce coupé italien cache un gros V8 Ford sous sa silhouette de Ferrari 250 GTO

Publié le 10 juillet 2026 à 18:00
Automobili Mignatta Rina : ce coupé italien cache un gros V8 Ford sous sa silhouette de Ferrari 250 GTO

Mignatta décline sa Rina en version coupé sans renier sa philosophie : moins d'une tonne, boîte manuelle, V8 atmosphérique et fabrication artisanale. Une GT aussi rare qu'originale.

À première vue, on jurerait une Ferrari échappée des années 60. Long capot, arrière ramassé, galbes sensuels… sauf que ce coupé-là ne sort ni de Maranello ni de Modène. Derrière l'Automobili Mignatta Rina Coupé se cache un minuscule atelier du Piémont, qui a choisi de glisser sous cette silhouette très "250 GTO" un gros V8 venu des États‑Unis.

Cette Rina fermée prolonge la barchetta présentée l’an dernier, en gardant la même base technique mais en la transformant en GT utilisable au quotidien. Production annoncée : une trentaine d’exemplaires par an, tous modèles confondus, pour un ticket d’entrée autour de 290 000 € hors taxes. Pour l’instant, le coupé n’apparaît qu’en croquis et teasers, mais les premiers éléments suffisent déjà à intriguer les collectionneurs.

Automobili Mignatta Rina, un châssis ultra-léger pour une vraie voiture d’artisan

Derrière Mignatta, on trouve un atelier installé à Valfenera d’Asti qui a d’abord lancé la Rina Barchetta : une stricte deux places sans toit reposant sur une monocoque carbone/kevlar de seulement 71 kg. L’auto entière tourne autour de la tonne pour 4,41 m de long, avec une architecture pensée dès le départ pour recevoir aussi bien une carrosserie ouverte que ce futur toit fermé du coupé.

L’habitacle suit la même philosophie analogique. Compteurs à aiguilles, aucun écran central, commandes physiques partout. Le tunnel central en carbone met en scène un levier de boîte à grille métallique façon supercar des années 90, avec sa tringlerie apparente en inox. Autour, Mignatta mêle cuir haut de gamme, inserts en carbone forgé et pièces en aluminium usiné pour le bloc de climatisation, la console ou l’entourage du compteur de vitesse.

Rina Coupé : une allure de Ferrari 250 GTO, la signature en plus

Les esquisses du coupé montrent un toit "double bulle" qui file jusqu’à la lunette arrière et renforce l’allure racée du profil. La recette reste très années 60 : capot interminable, cockpit reculé, porte‑à‑faux arrière court. Les proportions rappellent immédiatement une Ferrari 250 GTO ou les grandes GT italiennes de la même époque, mais sans pastiche lourd : les volumes restent épurés, presque contemporains.

Par rapport à la barchetta, le toit promet un usage plus large, moins dépendant de la météo et potentiellement plus efficace sur circuit grâce à une aérodynamique soignée. La carrosserie reste en carbone, réalisée en grandes pièces pour limiter les joints visibles. Le prototype de la barchetta, présenté avec une peinture argentée aux nuances vertes et un intérieur cuir vert profond et blanc, donne une bonne idée du niveau de personnalisation que Mignatta pourra appliquer au coupé, notamment lors du Goodwood Festival of Speed 2026.

Sous le capot, un V8 Ford taillé par Italtecnica qui respire Detroit

Ici, pas de V12 maison mais un V8 Ford Coyote de 5,0 litres, tout aluminium, dérivé de la Mustang. Ce bloc atmosphérique est confié aux motoristes turinois d’Italtecnica Engineering, qui visent environ 500 ch. Il entraîne les seules roues arrière via une boîte manuelle à 6 rapports de type transaxle et un différentiel autobloquant, épaulé par un freinage Brembo à gros disques acier avec possibilité de carbone‑céramique.

Le choix d’un gros V8 américain s’inscrit dans une tradition italienne qui va des Iso Grifo aux De Tomaso Pantera : beaucoup de couple, une sonorité charnelle, une fiabilité de grande série. Avec environ 1 000 kg pour 500 ch, la Rina affiche un ratio poids/puissance de l’ordre de 2 kg/ch, sans hybridation ni aides invasives. Ajoutez une production limitée, une personnalisation poussée et des premières livraisons annoncées pour 2026 : tout indique un futur jouet de connaisseurs, entre Dallara Stradale et Kimera EVO37, mais avec l’accent de Detroit dans les échappements.

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