À 19 ans, ce jeune conducteur choisit une Audi S8 de 355 ch comme première voiture
Pourquoi se contenter d'une petite Twingo ou d'une Corsa lorsqu'on est jeune conducteur ? Un jeune homme de 19 ans a cassé les codes en investissant directement dans la voiture de ses rêves : une Audi S8 de 355 ch.
Pour beaucoup de jeunes conducteurs, la première voiture ressemble à une petite citadine d’occasion payée autour de 2 000 €, type Corsa ou Clio. Cameron Peters, lui, a pris une autre route : à 19 ans, il a choisi une grande berline de luxe à transmission intégrale et moteur V8 comme tout premier volant, une Audi S8.
Son modèle, une Audi S8 Quattro D2 de 2002, cache sous le capot un V8 4,2 litres à 40 soupapes de 355 ch, homologué Euro 3. Au Royaume-Uni, cette essence reste pourtant dispensée de la charge antipollution londonienne, car elle respecte la limite de NOx de l’ULEZ. Transposé au cas d'un jeune conducteur français, un tel choix change beaucoup de choses.
Une Audi S8 première voiture, loin des Corsa et autres petites citadines
Alors que la plupart des nouveaux permis se tournent vers des voitures simples, la S8 joue dans une autre catégorie. Cameron a acheté la sienne il y a trois ans et résume son choix de manière très directe : "Je voulais un V8", dit-il. "Je pourrais avoir une Corsa comme tout le monde, mais une S8 est plus confortable. L'assurance était de 1 800 € la première année, ce qui semblait raisonnable, et est depuis tombée à 800 €. Et, bien sûr, elle n'attire pas la charge ULEZ !", a raconté Cameron Peters au magazine britannique Autocar.
En France, la plupart des jeunes conducteurs visent une occasion autour de 2 000 € et une puissance modeste, car les assureurs majorent fortement les gros moteurs. Près de 90 % achètent une voiture d’occasion, souvent une petite citadine de dix ans d’âge, justement pour contenir l’assurance, le carburant et l’entretien, qui peuvent déjà représenter plusieurs centaines d’euros par mois.
Assurance, V8 et mécanique : le quotidien d’un jeune au volant d’une Audi S8
Dans le cas de Cameron, 1 800 € la première année puis 800 € d’assurance restent relativement contenus pour une berline de 355 ch. En France, les estimations pour une assurance Audi S8 jeune conducteur sur une génération plus récente donnent des ordres de grandeur bien plus élevés : autour de 2 041 €/an au tiers et jusqu’à 4 103 €/an en tous risques pour certains profils. Le décalage avec une petite citadine de 75 à 100 ch est net.
Cameron a aussi largement mis les mains dans le cambouis. Il a retiré le moteur et la boîte dans son allée : "J'ai dû réparer la boîte moi-même, car payer un garage aurait été très cher", explique-t-il. Il a remplacé les amortisseurs d’origine par des Bilstein et renouvelé le sous-châssis avant. Côté usage, il confie : "Le plus agréable, c'est de cruiser calmement à Londres. En dehors de la ville, je lui donne parfois un peu de puissance sur les routes de campagne."
En France, une Audi S8 de 2002, c’est aussi Crit’Air 3 et ZFE à anticiper
En France, une Audi S8 essence de 2002 correspond à une vignette Crit’Air 3. Dans plusieurs grandes métropoles dotées d’une zone à faibles émissions, ces véhicules font déjà l’objet de restrictions ou sont annoncés comme limités dans les prochaines années. Là où la S8 de Cameron est exemptée d’ULEZ grâce à ses émissions de NOx, la classification Crit’Air se base surtout sur l’âge et la motorisation.
À cela s’ajoutent la consommation réelle d’un V8 de ce type, proche de 12 L/100 km et facilement plus élevée en conduite dynamique, et le niveau de gamme du modèle. Une Audi S8 actuelle dépasse 170 000 € neuve, avec des exemples d’occasion perdant près de 85 000 € en deux ans. Conscient de l’engagement, Cameron conclut : "Étant donné le temps et les efforts que j'ai investis, c'est destiné à être ma voiture pour toujours. C'est un futur classique et donc, ça vaut la peine de le préserver."














