De 2,2 à près de 8 millions d'euros : l'incroyable envolée de la Ferrari F50 de Mike Tyson

Publié le 29 juillet 2026 à 18:00
De 2,2 à près de 8 millions d'euros : l'incroyable envolée de la Ferrari F50 de Mike Tyson

En août 2026, l'ancienne Ferrari F50 de Mike Tyson passera sous le marteau en Californie, estimée jusqu’à 8 millions d'euros. Entre cote folle et prime de star, le suspense reste entier.

La Ferrari F50 qui a appartenu à Mike Tyson revient sous les projecteurs : RM Sotheby's va la proposer aux enchères en Californie, lors de la Monterey Car Week d'août 2026. Cette supercar rouge de 1995 est annoncée avec une estimation comprise entre 7 et 9 millions de dollars, soit environ 6 à 8 millions d'euros. Pour une auto que son premier propriétaire n'a gardée que quelques mois, la trajectoire est vertigineuse. La vente est en plus organisée sans prix de réserve, ce qui laisse planer un vrai suspense sur le résultat final.

Pendant des années, la F50 vivait dans l'ombre de la F40, jugée moins iconique par de nombreux passionnés. Le marché a fini par corriger cette perception : ce coupé targa à moteur V12 dérivé de la Formule 1 est désormais l'une des Ferrari de collection les plus courtisées. L'ancien exemplaire de Tyson coche presque toutes les cases recherchées par les grands collectionneurs, avec une provenance médiatique et un historique limpide. Sa cote a déjà bondi lors de deux passages en salle de ventes, en 2017 puis en 2022, et la vacation de 2026 pourrait marquer un nouveau palier.

La F50 de Mike Tyson : un exemplaire ultra suivi de Beverly Hills à aujourd’hui

L’auto concernée est une F50 de 1995, identifiée par le châssis ZFFTG46A0S0104220, en livrée Rosso Corsa sur intérieur Nero et en configuration américaine. Elle a été livrée neuve via Ferrari North America à un distributeur de Beverly Hills, avant de passer entre les mains d’un courtier, Nader Amirvand. Le compteur affiche aujourd’hui environ 6 200 miles (environ 10 000 km), ce qui reste très faible pour une voiture de cet âge. Les dossiers d’entretien montrent qu’elle a surtout vécu comme pièce de collection, avec des roulages sporadiques.

Mike Tyson en devient propriétaire début 1996, au sommet de sa carrière de boxeur. Il s’en sépare la même année, après moins d’un an de détention, mais son nom restera attaché à la voiture. Ensuite, la F50 rejoint successivement des garages privés à Seattle, Atlanta, dans l’Ohio puis dans le New Jersey, toujours avec une traçabilité précise des propriétaires. Pour un acheteur, cette continuité et la documentation disponible pèsent presque autant que le pedigree "Iron Mike".

De 2,2 à près de 8 millions : la valeur qui explose en moins de dix ans

Selon les archives de RM Sotheby’s, cette F50 s’est vendue autour de 2,6 millions de dollars (environ 2,2 millions d'euros) lors d’une vente organisée à Amelia Island en mars 2017. Cinq ans plus tard, en août 2022, elle est passée par une autre grande maison de ventes à Pebble Beach et a changé de mains pour environ 4,6 millions de dollars (environ 4 millions d'euros). En cinq ans, l’auto avait déjà gagné près de 1,8 million d'euros sur le papier, bien au‑delà d’une simple progression liée à l’inflation.

Pour sa nouvelle apparition en 2026, l’estimation grimpe encore, avec un niveau attendu presque triple par rapport à 2017. Entre Amelia Island et Pebble Beach, la hausse avoisine 75 %, puis encore environ 50 à 90 % supplémentaires jusqu’à l’estimation actuelle. Cette courbe illustre la revanche prise par la F50 sur sa réputation d’ancienne "petite sœur" de la F40. Elle montre aussi combien une provenance liée à une célébrité planétaire peut ajouter une prime très réelle à une supercar déjà rare.

V12 de F1, production limitée et accessoires de star : les atouts qui font la différence

Sous sa bulle arrière, la F50 abrite un V12 de 4,7 litres dérivé d’un moteur de Formule 1 du début des années 1990. Ce bloc d’environ 520 ch permet un 0 à 100 km/h autour de 3,6 secondes et une vitesse de pointe proche de 325 km/h. Le tout avec un châssis en fibre de carbone, une carrosserie targa et quasiment aucune aide électronique : pas d’ABS ni de direction assistée. Ce mélange de technologie de course et de brutalité mécanique alimente son image de "F1 civilisée" pour la route.

La production a été limitée à 349 exemplaires, dont seulement 55 en spécification américaine, ce qui rend particulièrement désirable cet exemplaire destiné à l’origine au marché des États‑Unis. Il est en outre accompagné d’une certification Ferrari Classiche, d’un hardtop, d’un jeu de valises spécifiques, des manuels d’origine et d’un historique détaillé. Un clin d’œil supplémentaire à son premier propriétaire vient compléter le lot : une paire de gants de boxe Everlast signés Mike Tyson. Autant d’éléments qui nourrissent l’aura de cette F50 au moment où elle s’apprête à repasser sous le marteau.

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