Cette McLaren de 625 ch a été créée pour un seul client… et ne ressemble à aucune autre

Publié le 13 septembre 2026 à 07:30
Cette McLaren de 625 ch a été créée pour un seul client… et ne ressemble à aucune autre

Une 12C méconnaissable, 625 ch et près de trois ans de développement : la McLaren X-1 est née des exigences d’un mystérieux collectionneur. Son style reste l’un des plus étonnants de l’histoire de la marque.

Une McLaren sans prises d’air voyantes, avec des roues arrière carénées et des rails de chrome sur le toit : c’est la McLaren X‑1. Révélée en 2012 à Pebble Beach, cette supercar unique, créée pour un client anonyme, a tourné le dos à l’image de machine de course minimaliste qui collait jusque‑là à McLaren.

Basée sur la McLaren MP4‑12C mais entièrement redessinée par le département sur‑mesure McLaren Special Operations, la X‑1 mélange monocoque en carbone et références aux grands coupés des années 50 à 70. Elle n’est liée à aucun programme de compétition ni à une opération marketing : son seul but est d’incarner la McLaren idéale de son propriétaire, quitte à choquer tous les autres.

McLaren X‑1 : la commande secrète qui a retourné les codes de la marque

Derrière ce projet se cache un collectionneur déjà propriétaire d’une McLaren F1, d’une Mercedes‑Benz SLR McLaren et d’une 12C. Au lieu de réclamer plus de puissance, il demande à Ron Dennis une 12C qui garde ses capacités dynamiques mais dont la carrosserie exprime ses goûts, avec une élégance classique qu’il veut intemporelle. McLaren Special Operations reçoit carte blanche pour transformer cette envie en voiture roulante.

Le développement dure près de trois ans entre le premier cahier des charges et la présentation, en août 2012, à The Quail, en Californie. Sous la robe spectaculaire, on retrouve la monocoque carbone MonoCell, le V8 3,8 litres biturbo d’environ 625 ch et 600 Nm, la boîte à double embrayage à sept rapports et un poids voisin de 1 400 kg, le tout homologué après un programme complet de validation aérodynamique et des essais sur circuit.

Une McLaren déguisée en GT art déco

Au premier coup d’œil, on pense plus à une GT art déco qu’à une supercar typique de Woking. La carrosserie en fibre de carbone, peinte en noir façon piano, est plus longue de 109 mm et plus large de 188 mm qu’une 12C. Deux baguettes métalliques brillantes courent du nez au pavillon puis jusqu’à l’arrière, un détail voulu par le client. Les roues arrière sont carénées, des ailerons sculptent l’arrière et chaque pièce de chrome est usinée dans l’aluminium massif puis nickelée.

La liste d’inspirations ressemble à une immense planche de tendances : Facel Vega HK500, Mercedes‑Benz 540K, Citroën SM, Buick Electra ou Chrysler D’Elegance, mais aussi musée Guggenheim, montre Jaeger‑LeCoultre art déco et stylo Montblanc. L’habitacle reprend l’architecture de la 12C mais se couvre de cuir Nappa rouge, de carbone au tissage de titane, d’aluminium nickelé et de moquettes épaisses, avec une ambiance de salon privé loin d’un cockpit de voiture de course.

Hérésie ou vitrine du sur‑mesure : ce que révèle la McLaren X‑1

Dans l’histoire de McLaren, la McLaren X‑1 reste une parenthèse isolée : aucun élément de son style n’a réellement été repris sur les modèles de série suivants. Son dessin chargé, ses carénages et ses chromes ont divisé les passionnés, certains la rangeant parmi les supercars les plus disgracieuses, d’autres y voyant un manifeste de carrosserie sur mesure moderne.

Son existence illustre aussi l’évolution du marché des supercars, où une poignée de clients cherche surtout la pièce unique plutôt que quelques chevaux de plus. McLaren Special Operations y gagne une vitrine claire de son savoir‑faire, et la McLaren X‑1 reste l’un de ses exercices les plus radicaux.

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