Ferrari Luce : un dirigeant admet que son design controversé devra être « digéré »

Publié le 26 juin 2026 à 13:30
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La première Ferrari électrique ne laisse personne indifférent. Face aux nombreuses critiques, Ferrari défend sa Luce qui, selon ses dirigeants, demande du temps pour être pleinement comprise.

La Ferrari Luce, première voiture électrique de Maranello, n’a même pas encore pris la route qu’elle a déjà fait scandale. Quatre portes, cinq places et vendue autour de 550 000 €, elle casse l’image légendaire des Ferrari comme on les aime. Face au tumulte, le directeur du développement produit Gianmaria Fulgenzi assure que cette Ferrari-là doit d’abord être « digérée ».

Ferrari Luce : un premier modèle électrique qui déroute les fans

Présentée à Rome fin mai, dessinée par le studio LoveFrom de Jony Ive et Marc Newson, la Luce a vu son design se faire démonter en ligne, certains internautes la comparant à un aspirateur ou à une berline très grand public. Le lendemain du dévoilement, le titre Ferrari a reculé d’environ 8,4 % en Bourse, signe que même les marchés s’interrogent sur ce virage électrique très exposé. Ce qui désarçonne d’abord, c’est le format. La Luce est une grande quatre portes, cinq vraies places, pensée comme une voiture de tous les jours plus que comme un jouet de week-end. C’est une rupture avec les supercars aux V12 qui peuplent les posters de chambre, et certains passionnés clament que l’objet ne "ressemble plus à une Ferrari". Le style très lisse, dicté par l’aérodynamique, tranche aussi avec les nervures marquées des modèles thermiques. Les proportions de berline haute, la face avant minimaliste et la poupe massive ont alimenté bon nombre de commentaires négatifs à travers le monde. La Ferrari Luce devient ainsi l’un des lancements les plus commentés de la marque, bien au-delà du cercle des amateurs d’automobile.

Ferrari Luce : la riposte de Gianmaria Fulgenzi

En marge d’un événement technologique à Milan, Gianmaria Fulgenzi a assumé le choc visuel. "Une voiture comme celle-ci doit être vue – et beaucoup vue – elle doit être assimilée, n'est-ce pas ? Sinon, votre esprit rejette certaines solutions, il les exclut", explique-t-il, misant clairement sur l’accoutumance plutôt que sur un coup de foudre immédiat. Le dirigeant admet que l’apparence atypique peut donner l’impression d’une fausse Ferrari, "mais ce n'est pas vrai, c'est une Ferrari d'un genre différent", affirme Gianmaria Fulgenzi. Il insiste aussi sur la sophistication de l’objet : "Sa carrosserie est la plus complexe de notre gamme". Selon lui, les sensations au volant restent familières : il décrit une voiture dans laquelle "on réalise qu'on est rentré à la maison", avec des réactions proches des autres modèles de Maranello. Derrière le débat esthétique, la fiche technique aligne des chiffres de supercar. La Luce embarque quatre moteurs électriques pour une puissance totale de 1 050 chevaux, atteint 310 km/h et passe de 0 à 100 km/h en 2,5 secondes. Sa batterie d’environ 122 kWh fonctionne en 800 volts et l’autonomie officielle dépasse les 500 km sur le cycle européen WLTP.

Ce premier modèle tout électrique doit arriver chez les clients fin 2026. Le constructeur assure enregistrer un fort intérêt commercial et dément les rumeurs selon lesquelles certains clients seraient poussés à acheter la Luce pour accéder ensuite à des séries limitées. Entre critiques virulentes et carnets de commandes à remplir, la réaction du marché dira si cette Ferrari "d’un genre différent" trouvera réellement sa place.

Source : Reuters

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À propos de l’auteur
Lucas Brenot
Lucas Brenot
J’aime l’automobile pour ce qu’elle apporte concrètement : la sensation de conduite, le plaisir d’un moteur bien réglé, le soin apporté à un intérieur. J’ai grandi avec des voitures autour de moi, et c’est resté une vraie curiosité au quotidien.
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