Nouvelle Spyker C8 Preliator XXV Coupé : 800 ch pour le grand retour de Spyker
Spyker signe son retour avec la C8 Preliator XXV Coupé, une supercar de 800 ch à boîte manuelle. Limitée à 25 exemplaires, elle mise sur l’artisanat et un style directement inspiré de l’aviation.
Cette année, à la Monterey Car Week 2026, l'évènement a aligné une pluie d’hypercars électriques ou hybrides. On retrouve au milieu, la Spyker C8 Preliator XXV Coupé, avec un V8 biturbo de 800 ch. Pour Spyker, constructeur néerlandais quasi disparu, ce coupé doit sonner le grand retour. Le cahier des charges tranche avec l’époque : moteur thermique pur, boîte manuelle bien réelle, carrosserie en aluminium façonnée à la main et série ultra limitée.
Spyker C8 Preliator XXV : fiche technique, boîte méca
Spyker naît en 1880 aux Pays‑Bas comme carrossier avant de signer, dès le début du XXe siècle, des premières techniques en automobile puis en aviation. La fusion avec la Dutch Aircraft Factory en 1914 ancre cet ADN aéronautique. Relancée en 2000 avec les C8 Spyder et Laviolette, la marque retombe ensuite dans l’ombre avant ce nouveau chapitre. Sur cette nouvelle C8 Preliator XXV, le V8 4,0 litres biturbo, monté en position centrale arrière, transmet sa puissance à une boîte manuelle Graziano à six rapports, sans palettes ni mode automatique caché. Il revendique 800 ch, 1 000 Nm et plus de 350 km/h en vitesse de pointe. Le levier commande mécaniquement la transmission, dans la plus pure tradition sportive. La série se limite à 25 exemplaires, tous commandés sur mesure par leurs propriétaires. Le châssis adopte un spaceframe en aluminium entièrement redessiné pour conjuguer rigidité et poids contenu. Le réservoir migre derrière les sièges, le coffre à l’avant et l’arrière s’ouvre en mode "butterfly" pour dévoiler le V8 comme une pièce d’orfèvrerie.
Spyker C8 Preliator XXV : design d’inspiration aéronautique
La C8 Preliator XXV reprend la silhouette des
précédentes C8 mais pousse les références aéronautiques beaucoup
plus loin : prises d’air NACA, feux arrière inspirés de
post‑combustions, grand aileron central rappelant la C1 Aerocoque
de 1919. La voiture de lancement affiche une peinture Quail Green
métallisée et d’un intérieur cuir brun orangé Tuscan
Saddle. Derrière cette esthétique se cache un travail
artisanal rare. La carrosserie en aluminium est formée à la main en
Angleterre par Coventry Prototype Panels ; Spyker
annonçant environ 2 100 heures pour assembler chaque voiture. Le
tableau de bord en aluminium est tourné vers le conducteur, les vis
d’habitacle sont alignées à la main, motif triangulaire
d’inspiration aérospatiale sur grilles, pédales et sellerie
renforcent cette impression d’horlogerie mécanique à taille
réelle.
Ce renouveau s’appuie sur l’arrivée de Volodymyr Nosov, désormais
co‑propriétaire, via le groupe européen W Group spécialisé dans la
blockchain et les infrastructures digitales.
L’idée : garder des hypercars très analogiques, mais enrichir
l’expérience client grâce au numérique. "Nous voulons
construire la prochaine ère de Spyker tout en préservant ce qui
rend la marque iconique", résume Volodymyr
Nosov.
Avec la C8 Preliator XXV, Spyker ne se contente donc pas de ressusciter un nom : la marque veut véritablement ouvrir un nouveau chapitre. Le programme prévoit déjà un SUV "D8 Peking-to-Paris", un retour en GT3 et de nouveaux modèles encore plus exclusifs. Avec seulement 25 exemplaires et un prix estimé autour de 1,5 à 1,6 million d’euros hors options, cette Spyker restera quoi qu’il arrive une voiture extrêmement rare. Reste maintenant à voir si ce retour parviendra à s’inscrire dans la durée...














