Nouvelle Gordon Murray S1 : le V12 atmosphérique et la boîte manuelle font leur grand retour
Avec sa S1, Gordon Murray Automotive revisite la S1 LM dans une version plus raffinée et taillée pour la route. V12 atmosphérique, boîte manuelle : une supercar pensée avant tout pour le plaisir de conduite.
Gordon Murray Special Vehicles a levé le voile sur la nouvelle Gordon Murray S1. Une supercar V12 à boîte manuelle, centrée sur le plaisir de conduite et taillée pour avaler des centaines de kilomètres, plus que pour chasser les chronos.
Gordon Murray S1 : V12 Cosworth atmo et boîte méca

Dérivée de la radicale S1 LM, cette S1 en reprend la base technique mais change complètement de philosophie. Le gros aileron fixe disparaît, le confort monte d’un net cran, sans renier l’obsession de légèreté chère à Gordon Murray. L’auto sera limitée à seulement 64 exemplaires dans le monde et son prix reste soigneusement gardé secret, ce qui suffit à installer une certaine tension autour de ce nouveau jouet pour ultra‑collectionneurs. Au cœur de la S1, on trouve un V12 Cosworth 4,2 litres atmosphérique, développé sur mesure. Il délivre jusqu’à 690 ch. Ce moteur ultra‑réactif s’appuie sur des pistons allégés revêtus de carbure de silicium, des bielles et soupapes en titane et une lubrification par carter sec, dans la plus pure tradition compétition. La puissance passe aux roues arrière via une boîte manuelle à six rapports, avec une sixième rallongée pensée pour la croisière. Les câbles de commande suivent désormais un trajet plus rectiligne afin de retrouver ce fameux feeling de verrouillage cher à la marque. La S1 LM prêtait déjà son architecture : même largeur, mêmes voies, même suspension légère et pneus larges. La garde au sol est augmentée de 10 mm et les amortisseurs sont retarés pour plus de souplesse, tout en gardant la direction précise et bavarde. Grâce aux panneaux de carrosserie en carbone et aux trains roulants allégés, le poids cible reste inférieur à celui de la T.50, malgré un équipement intérieur plus riche.
Gordon Murray S1 : entre héritage S1 LM et clin d’œil à la McLaren F1

Pour la S1, GMSV a supprimé
l’aileron arrière fixe, le long splitter avant et les jupes
profondes de la S1 LM. Tous les panneaux de carrosserie sont
nouveaux, avec une silhouette plus fluide inspirée des GT
classiques. Les feux avant et arrière sont inédits, avec des feux
de jour désormais intégrés au bloc optique. On note aussi de
nouvelles jantes légères inspirées de ce même concept, des
rétroviseurs montés sur le pied de montant A intégrant une caméra
de recul, et un compartiment moteur théâtral où trônent
l’échappement Inconel poli et un écran thermique plaqué or 24
carats.
La S1 LM célébrait la victoire aux 24 Heures du Mans 1955, dans un
esprit très "voiture de course pour la route". La S1 garde cet ADN,
mais se rapproche davantage de la
McLaren F1 de route, dont 64 exemplaires avaient été produits,
comme la S1 aujourd’hui : "Avec la S1, nous voulions montrer à
quel point ce design peut être beau et pur lorsque l’on retire les
éléments aérodynamiques les plus extrêmes de la S1 LM",
explique Professor Gordon Murray. Il décrit une
voiture "exclusive, analogique et profondément centrée sur le
conducteur, mais aussi plus élégante, plus raffinée et plus
utilisable sur la distance".
À bord, la Gordon Murray S1 conserve la position
de conduite centrale et la hauteur de planche de bord très basse,
signatures de son créateur. La cabine trois places adopte une
interprétation plus luxueuse que celle de la S1 LM : cuir haut de
gamme, tissus sur mesure, sellerie travaillée et sièges au confort
"touring". L’insonorisation progresse nettement, tout comme
l’interface : écrans d’infodivertissement revus et système audio
spécifique, toujours allégé. Le conducteur peut moduler
l’assistance de direction, en choisissant plus de douceur pour la
balade ou un ressenti plus brut sur route sinueuse.
Les nouvelles portes dièdres remplacent la petite lucarne Lexan
coulissante de la S1 LM par une vitre descendante intégrée, et
offrent une ouverture plus large pour faciliter l’accès.
Avec la Gordon Murray S1, GMA va à contre-courant de la course à la performance pure. Plus raffinée et plus polyvalente que la S1 LM, elle conserve l’essentiel : un V12 atmosphérique, une boîte manuelle et une philosophie tournée vers le conducteur. Limitée à 64 exemplaires, elle s’annonce comme une nouvelle pièce maîtresse de la collection Gordon Murray.














