Cette limousine chinoise inconnue du grand public se vend déjà mieux que les Mercedes-Maybach S-Class

Publié le 24 mai 2026 à 17:00
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En Chine, une limousine électrique signée Huawei bouscule déjà Maybach, BMW et Porsche. Inconnue en Europe, la Maextro S800 s’impose en tête d’un marché ultra-luxe stratégique.

Le nom ne vous dit probablement rien, pourtant cette limousine est en train de bousculer les reines allemandes du très haut de gamme. La Maextro S800, grande berline de luxe chinoise développée avec Huawei, se vend aujourd’hui en Chine dans le segment au‑dessus de 700 000 yuans, soit environ 88 000 €, là où trônent habituellement les Mercedes‑Maybach S‑Class, BMW Série 7 ou Porsche Panamera.

Au mois d’avril 2026, cette inconnue des routes européennes a pris la tête des ventes de berlines de luxe dans sa tranche de prix, devant la Mercedes‑Maybach S‑Class, la Panamera et même les dernières Mercedes Classe S, BMW Série 7 et Audi A8, d’après les données d’ECC Intelligence. Une performance qui ne tient pas qu’à un effet de mode : la S800 s’est installée durablement en haut du classement depuis son lancement en 2025.

Maextro S800 : la limousine Huawei qui vise les reines allemandes

Maextro est une marque créée par le géant technologique Huawei avec le constructeur JAC Motors, dans le cadre de l’alliance Harmony Intelligent Mobility. La Maextro S800, première née, a débarqué sur le marché chinois en 2025 avec un format proche d’une Classe S et un positionnement très clair : une limousine de luxe ultra‑technologique, réservée à la Chine, facturée entre environ 88 000 et 126 000 € selon la version.

Techniquement, la berline joue la carte électrifiée. La version 100 % électrique reçoit une batterie de 97 kWh et deux moteurs pour 523 ch, avec jusqu’à 670 km d’autonomie annoncée sur le cycle chinois CLTC ; deux variantes à prolongateur d’autonomie complètent la gamme, dont un haut de gamme à trois moteurs qui atteint 852 ch et la transmission intégrale. L’habitacle aligne un large bandeau d’écrans, très peu de boutons, beaucoup de cuir et de grands sièges arrière individuels.

Une ascension éclair sur le marché chinois du très haut de gamme

Les chiffres racontent une montée en puissance express. Après le démarrage des livraisons à l’été 2025, la S800 a rapidement dépassé les 1 800 unités mensuelles à l’automne, pour atteindre près de 2 000 en octobre puis plus de 4 200 en décembre. En janvier 2026, la berline a encore séduit 2 798 clients avant de subir un trou d’air en février et mars, puis de rebondir fortement en avril, avec une progression mensuelle de 45,9 % par rapport au mois précédent selon China EV DataTracker.

Sur les quatre premiers mois de 2026, l’avance devient structurelle : d’après les données suivies par ECC Intelligence, la S800 totalise 5 465 ventes, contre 3 012 pour la Mercedes‑Maybach S‑Class et 2 976 pour la BMW Série 7 et i7. La Classe S dite classique suit avec 2 596 unités, la Panamera avec 1 362 et l’Audi A8 avec 1 309, au moment où les livraisons globales de BMW, Mercedes et Audi reculent en Chine entre 10 et 27 % sur un an.

Un nouveau visage du luxe, moins cher que la Maybach

Dans ce segment, la Mercedes‑Maybach S‑Class démarre autour de 1,468 million de yuans, presque le double du prix de base de la S800. Cet écart renforce l’attrait d’une limousine locale très technologique, portée par l’image de Huawei et par des équipements de conduite assistée de pointe comme le lidar à 896 lignes.

Une version S800 Grand Design arrive aussi : Richard Yu la destine à "le segment luxe des 2 millions de yuans", au niveau des Bentley et Rolls‑Royce. De quoi confirmer que cette limousine chinoise, encore invisible en Europe, s’impose déjà comme une nouvelle référence dans le très haut de gamme sur son marché domestique.

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À propos de l’auteur
Lucas Brenot
Lucas Brenot
J’aime l’automobile pour ce qu’elle apporte concrètement : la sensation de conduite, le plaisir d’un moteur bien réglé, le soin apporté à un intérieur. J’ai grandi avec des voitures autour de moi, et c’est resté une vraie curiosité au quotidien.
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