Où va le montant d'une amende infligée à une écurie lors d'un Grand Prix F1 ?
Au cours d'un week-end de Grand Prix de Formule 1, il arrive parfois qu'un pilote où une écurie soit réprimandé d'une pénalité, non-pas en secondes mais en euros. Que deviennent ces fameuses amendes ?
Lors du récent Grand Prix de Belgique de F1, la Scuderia Ferrari a été pénalisée d'une amende de 30.000 euros par la FIA suite à un incident dans la pitlane impliquant Lewis Hamilton. On re-bobine les faits.
GP de Belgique F1 2026 : Hamilton pénalisé en piste, Ferrari amendé
Comme Sport Auto vous le relatait dans
son compte-rendu de la 10ème manche
de la saison 2026, Hamilton a été la victime involontaire d'une
incompréhension au sein de son équipe lors d'un passage au
stand.
Après avoir purgé une pénalité de cinq
secondes (pour son implication dans l'accrochage avec
George Russell au premier tour du Grand Prix), le septuple Champion
du monde F1, sitôt ses quatre pneus changés, a
reçu le feu vert pour arracher sa Ferrari à l'immobilité et
reprendre sa place dans la ronde, alors au ralenti sous
régime de la VSC.
Sauf qu'un
mécanicien était encore affairé sur un réglage de son
aileron avant et a été percuté par la roue avant droite de
la monoplace. Hamilton s'arrêta net et s'inquiéta par radio de
l'état de santé du membre d'équipe. Heureusement, le
contact fut bref et sans conséquences
physiques.
Après analyse des images, la FIA décida
toutefois de sévir en infligeant à l'écurie italienne une
amende de 30.000 €, dont 10.000 avec sursis
pendant 12 mois, pour cet unsafe
release.
GP de Belgique F1 2026 : l'analyse des commissaires FIA en entier
"L'équipe a expliqué que cet incident était dû à une
combinaison complexe et inhabituelle de circonstances",
détaille la FIA. "Hamilton avait écopé d'une pénalité de 5
secondes pour une infraction en piste, qui devait être purgée avant
que toute intervention sur la monoplace puisse commencer. Leclerc
se trouvait dans son emplacement aux stands au moment où Hamilton
est entré dans la voie des stands. Hamilton a indiqué à son
ingénieur qu'il souhaitait un réglage de son aileron avant, mais
cette information n'a pas été transmise au superviseur des
opérations.
Hamilton s'est arrêté à son emplacement, a purgé sa pénalité de
temps et, à l'issue des 5 secondes, un membre de l'équipe a annoncé
: 'Go', puis '0,6 degré'. Le premier ordre signifiait le début de
l'arrêt au stand, tandis que le second demandait un réglage de
l'aileron avant.
Le changement de pneus a été effectué, le mécanicien chargé du
cric a reposé la monoplace au sol et le superviseur des opérations
a activé le feu vert autorisant la voiture n°44 à
repartir.
Au moment précis où le pilote s'est élancé, un autre
mécanicien, muni de l'outil destiné au réglage de l'aileron avant,
s'est avancé sur la trajectoire du pneu avant droit. Avant de faire
un pas en avant, il avait la tête baissée en regardant son outil et
n'a pas vu le feu vert.
L'équipe a reconnu que le fait d'avoir relâché la voiture n°44
dans ces conditions était dangereux. Elle a attribué cette erreur à
une demande de réglage de l'aileron transmise beaucoup trop tard, à
un manque de clarté dans les communications ainsi qu'au fait que le
mécanicien n'avait pas remarqué le feu vert. Ferrari s'est engagée
à revoir ses procédures d'arrêt aux stands afin d'éviter qu'un tel
incident ne se reproduise."
Amendes FIA : où va l'argent versé par les écuries ou pilotes de F1 ?
La réponse est relativement simple : les amendes sont
versées à la FIA. Contrairement à une idée répandue, les
amendes ne sont pas redistribuées aux autres écuries, ni ajoutées
aux primes de fin de saison. En pratique, elles viennent
alimenter les ressources financières de la FIA, au
même titre que d'autres recettes issues de ses activités.
L'organisation indique que ses revenus servent à financer, entre
autres ; l'élaboration et l'application des règlements
sportifs et techniques ; les dispositifs de sécurité en compétition
; le développement du sport auto à travers les fédérations
nationales ; des programmes internationaux consacrés à la mobilité
et à la sécurité routière.
Toutefois, la FIA ne publie
pas de document détaillant précisément la
destination des montants perçus au titre
d'amendes. Ce manque de visibilité a notamment engendré en 2024 une
demande publique de la part du GPDA (l'Association
des pilotes de Grand Prix) de davantage de transparence concernant
l'utilisation des recettes provenant de ces sanctions
financières.















