GP de Hongrie 2006 : il y a 20 ans, Jenson Button signait un 1er succès en F1 totalement fou !

Publié le 6 août 2026 à 10:30
Mis à jour le 6 août 2026 à 12:04
GP de Hongrie 2006 : il y a 20 ans, Jenson Button signait un 1er succès en F1 totalement fou !

Le 6 août 2006, dans le brouillard d'un Hungaroring détrempé, Jenson Button marquait l'histoire en signant son premier succès en Formule 1 au terme d'un Grand Prix de Hongrie totalement fou ! 20 ans après, Sport Auto se souvient...

Il y a des victoires qui valent un titre mondial. D'autres qui changent une carrière. Celle de Jenson Button, le 6 août 2006 sur le Hungaroring, appartient à cette seconde catégorie. Après 113 courses disputées depuis 2000, des promesses à répétition, des saisons compliquées et une réputation de pilote talentueux mais incapable de conclure, le Britannique inscrivait enfin ce jour-là son nom au palmarès de la Formule 1 dans un Grand Prix au déroulement totalement fou ! Flash-back...

GP de Hongrie F1 2006 : une course à élimination totalement folle !

Ce dimanche d'été 2006, la Hongrie offrait un visage inhabituel. Depuis son arrivée au calendrier deux décennies plus tôt, le Hungaroring était surtout connu pour ses fortes chaleurs. Mais cette année-là, la pluie venait bouleverser tous les repères, transformant l'étroit "tourniquet" en véritable piège.
Pour Jenson Button, tout commençait mal. Auteur d'une excellente qualification, il était repoussé sur la grille à cause d'une pénalité pour changement de moteur. Une énième désillusion dans une carrière qui semblait toujours trouver un obstacle au mauvais moment. À ce stade de la saison, Honda progressait, mais personne n'imaginait voir le Britannique se battre pour la victoire.
Lorsque les feux s'éteignent, c'est pourtant un autre spectacle qui commence. Fernando Alonso, seulement 15ème sur la grille après une pénalité, réalise une remontée exceptionnelle au volant de sa Renault. Michael Schumacher fait de même depuis le milieu du peloton. Comme à Imola plus tôt dans la saison, les deux rivaux pour le titre offrent un véritable récital dans ces conditions dantesques, l'Espagnol signant notamment un dépassement d'anthologie dans l'épingle à cheveu du circuit.
Au milieu de ce chaos, Button adopte une approche différente. Il ne cherche pas le coup d'éclat à chaque virage. Il reste propre, patient et incroyablement régulier. Tour après tour, sa Honda remonte dans la hiérarchie pendant que les erreurs, les accrochages et les stratégies approximatives éliminent plusieurs prétendants.

GP de Hongrie F1 2006 : une victoire libératrice pour Button

Devant, Alonso semble pourtant avoir la course en main. Son rythme est impressionnant et l'écart augmente à chaque passage. Mais au moment de son dernier arrêt, un écrou de roue mal fixé vient anéantir tous ses espoirs. Quelques centaines de mètres plus loin, sa Renault devient incontrôlable, la roue se détache et le champion en titre doit mettre pied à terre.
En quelques instants, le cours de l'épreuve bascule. Button récupère alors la tête et, cette fois-ci, personne ne viendra la lui contester. Derrière lui, Schumacher tente bien de sauver les meubles, mais sa Ferrari, endommagée après un contact avec la BMW-Sauber de Nick Heidfeld, finit par abandonner. Räikkönen, parti depuis la pole position, est lui aussi éliminé après un accrochage avec la Toro Rosso de Tonio Liuzzi.
Pour Button, les derniers tours semblent interminables. Dans les stands de l'ex-écurie BAR, chacun retient son souffle. Lorsque le drapeau à damier s'abaisse enfin, c'est une véritable libération. Après 113 départs en Grand Prix, l'ancien pilote Williams remporte enfin sa première victoire en Formule 1, offrant à Honda ses premiers lauriers en tant qu'écurie à part entière depuis... le Grand Prix d'Italie 1967 avec John Surtees, une éternité !

Avec le recul, ce succès marque un véritable tournant dans le parcours en F1 de Button. Elle met fin à l'étiquette du pilote "éternel espoir" qui lui collait à la peau depuis ses débuts en 2000 et entretenu avec diverses fortunes sous les couleurs de Benetton-Renault puis BAR. S'en suivront pourtant deux autres saisons de vaches maigres au volant de Honda sous-compétitives. Jusqu'à la libération ultime sous la forme de la belle histoire Brawn GP, consacrée par le titre mondial de 2009. Un sacré chapitre dans sa carrière, mais aussi dans l'histoire de la F1, en partie initié par ce premier succès libérateur dans le chaos magyar...

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À propos de l’auteur
Guillaume Alvarez
Guillaume Alvarez
Rédacteur-Editeur pour Sport Auto, l'Auto-Journal et F1i. Je partage mon temps entre l'écriture, le reportage et les circuits, la plume et le micro portés par la passion de l'automobile et de la compétition, du Karting à la Formule 1, en noir et blanc comme en couleurs.
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