Quelle Aston Martin s'offrir pour moins de 40 000 € ?
Amoureux de l'automobile et de l'agent 007 par-dessus le marché ? Avec un budget de 40 000 €, sachez qu'il est possible de rouler avec la classe à l'anglaise.
Certes, le budget de 40 000 € ne vous donnera
pas accès aux plus belles pépites de la production d'Aston
Martin. Oubliez les DB5, DB4 et
autres versions carrossées Zagato. Idem pour tous
les modèles relativement récents comme les DB11 à moteur V8
ou V12.
En revenant à des modèles des années 1990, il est
possible de "réduire" la facture d'une Aston Martin d'occasion. En effet,
à cette période, Aston Martin profite de son image de marque mais
pas vraiment de chiffres de ventes au beau fixe. Pour la marque
britannique, il est alors crucial de proposer un modèle qui sera
capable de faire du volume.
Dès 1993, Ford rachète et relance Aston Martin. La
stratégie ? Recycler des modèles déjà existants.
La marque à l'ovale, qui possède également Jaguar, demande à
Tom Walkinshaw (le développeur de la
Jaguar XJS) de se pencher sur la question.
Ainsi est née l'Aston Martin DB7 qui reprend en
grande partie la fiche technique de sa cousine Jaguar. En
mars 1993, la DB7 commence à être produite et
apporte un vent de fraîcheur chez le constructeur anglais.
Aston Martin DB7 : les points à surveiller
Emprunté à la Jaguar XJ6, ce moteur 3,2 litres
développe initialement 219 ch. Grâce à l'adoption d'un
compresseur Eaton, le moteur de l'Anglaise fait un
bond à 335 ch.
Baptisé « 6L », ce bloc à distribution par chaîne
déçoit toutefois par sa sonorité. Pensez à lui offrir une
révision tous les ans.
Concernant la transmission, l'Aston Martin DB7
laisse le choix entre une classique boîte manuelle à 5
rapports et une boîte automatique à convertisseur
ZF Touchtronic également à 5 rapports.
Ces boîtes sont réputées fiables, mais vérifiez
qu’aucun à-coup ne soit généré. Le niveau
d’huile doit être optimal pour éviter toute
surchauffe.
Une vidange, avec changement de la
crépine, est à envisager à l’approche des 100 000
km. Notez que la version Vantage dispose
d'une boîte manuelle, plus moderne, à six
rapports.
La DB7 recycle des éléments pour le moins
roturiers, puisqu’elle utilise des rétroviseurs de CX, ou
bien encore des feux de Mazda 323 ! Force est de
reconnaître que ces éléments sont parfaitement intégrés.
D’origine, la DB7 bénéficie de tout le savoir-faire d’Aston Martin,
si bien que les ajustements entre les éléments de
carrosserie sont impeccables. Et les peintures sont
irréprochables. L’intégralité de la carrosserie est en
acier. Excepté le capot et le
couvercle du coffre, en fibres. Ces derniers
seront remplacés par des éléments en acier à partir de
juillet 1996.
Enfin, sachez que l'Aston Martin DB7 accuse un
poids conséquent sur la balance. Comptez 1
780 kg à vide pour le coupé V12. 1 875 kg pour le
cabriolet.
Conséquence directe : les trains roulants souffrent en
conduite rapide. Notamment les pneus, les
freins, mais aussi les
silentblocs des suspensions avant. Pour ce dernier
poste, une réfection n’est pas inutile étant donné l’âge de la
voiture. Prévoyez 2 160 € de pièces et quinze heures de
main-d’œuvre ! Si vous comptez vous limiter au strict remplacement
des disques avant, prévoyez 775 € de pièces sur la 6
cylindres. 740 € sur la Vantage. La différence de prix est
plus marquée pour les seules plaquettes : comptez
respectivement 165 € et… 720 € !
Quant aux pneus, ils réclament un budget important
en cas de conduite rapide : 680 € par train.
Sachez également que les jantes, spécifiques à la
DB7, sont très exposées aux chocs, et donc souvent
abîmées...
Quel budget prévoir ?
La DB7 doit être, aujourd’hui, la moins
chère des Aston Martin. Si l’on fait abstraction
des confidentielles variantes Zagato, une DB7 pourvue du 6
cylindres en ligne se négocie entre 30 000 et 40 000
€.
Si vous n'avez d'yeux que pour la version V12
Vantage, et ses 420 ch, celle-ci se négocie 10 000
€ de plus.
À noter qu’une version GT de 440 ch, plus rare et
aboutie, peut prétendre à un supplément de 7 000 €
environ.


