Une Ferrari V12 à moins de 40.000 euros, vraiment ? (+images)
Une Ferrari équipée d’un moteur V12 à moins de 40.000 euros, c’est possible. Est-ce une vraie affaire ou un cauchemar mécanique ?
Une Ferrari à moteur V12 pour le prix d’un SUV familial ? L’annonce d’une 400i de 1987 à 39.980 euros fait rêver… Mais attention, derrière l’éclat du blason, les ennuis peuvent vite s’accumuler. Voici ce qu’il faut vraiment savoir.
Un ticket d’entrée tentant vers l’univers Ferrari
Proposée à moins de 40.000 euros, cette
Ferrari 400i de 1987 attire immédiatement l’attention.
Pour ce tarif, on accède à une GT à moteur V12, dessinée par Pininfarina, avec
un intérieur cuir, une boîte automatique, et un certain charme
vintage indéniable.
Présentée dans une teinte argentée avec sellerie beige,
cette 400i offre le profil d’une Ferrari « accessible »,
idéale pour entrer dans le monde des classiques italiennes. Mais à
ce prix, il faut s’attendre à quelques surprises, et celles-ci ne
tardent pas à se manifester.
Le vendeur joue la carte de la transparence, et c’est tant
mieux. Car les problèmes s’accumulent.
- Consommation d’huile excessive
- Démarrage difficile à froid
- Problèmes électriques non identifiés
- Jeu dans la direction, potentiellement lié à l’usure de la suspension
- Rayures, peinture ternie, et traces de rouille sur le pare-chocs arrière
- Pneus de 2002
- Usure visible de l’habitacle, notamment des sièges
Ajoutez à cela des joints fatigués dans le compartiment moteur de cette Ferrari, un TÜV (contrôle technique allemand) valable jusqu’en 2026, mais peu significatif vu l’état général… Et vous avez là un projet plus qu’une voiture de plaisir.
Une mécanique complexe, pas pour les débutants
Le V12 de la 400i, bien que majestueux sur le papier,
est loin d’être simple à entretenir. L’injection Bosch K-Jetronic,
l’allumage, la boîte automatique GM, ou encore les systèmes
électriques vieillissants demandent une expertise pointue. Et
surtout des outils spécifiques et… Une bonne dose de patience.
Les pièces détachées Ferrari sont
rares, coûteuses, et souvent disponibles uniquement chez des
spécialistes. Même des éléments de base peuvent atteindre
plusieurs milliers d’euros. Et si l’on n’a pas l’habitude
de travailler sur ce type de mécanique, le budget restauration peut
exploser en un rien de temps.
C’est la grande illusion des youngtimers de prestige… Le
prix d’achat ne représente qu’une fraction du coût réel. Une
Ferrari à 40.000 euros peut rapidement en coûter deux à
trois fois plus pour être fiable et roulante. Surtout
lorsqu’il s’agit d’un modèle réputé pour ses caprices électriques
et son entretien exigeant. Certes, la 400i est l’une des Ferrari
V12 les plus « abordables » sur le marché. Mais à condition d’en
trouver un exemplaire sain.
Ou d’être prêt à investir considérablement dans sa remise en état. Autrement dit : ce n’est pas une voiture pour amateurs de bonnes affaires rapides. Cette Ferrari 400i à moins de 40.000 euros est séduisante sur le papier. Un V12, un badge légendaire, une ligne classique… Mais la réalité, c’est qu’elle n’est pas prête à prendre la route sans une sérieuse remise en état. Et cette restauration pourrait facilement dépasser le prix d’achat.















