Une Bertone au look seventies, c’est le rêve… jusqu’à ce qu’on découvre ce qu’elle a sous le capot
À Rétromobile 2026, la nouvelle Bertone Runabout attirera tous les regards. Pourquoi ce petit coupé néo-rétro marque-t-il le grand retour de la "Classic Line" du carrossier italien ?
Pour les passionnés qui arpenteront les allées de Rétromobile
2026 du 28 janvier au 1er février, un petit coupé
jaune et blanc volera la vedette : la nouvelle Bertone
Runabout 2026.
Posée très bas sur la moquette du salon, avec son profil en coin et
son arrière tronqué façon bateau de course, elle ressemble à un
show-car des années 60 qui aurait traversé le temps. Pourtant, il
s’agit bien d’un modèle de série.
Nouvelle Bertone Runabout 2026 : le retour d’une idée folle de 1969
Annoncée le 25 janvier 2026, la Runabout
inaugure la future gamme Classic Line de Bertone, pensée pour
réinterpréter les grands concepts maison. Elle
renoue avec l’Autobianchi A112 Runabout de 1969, dessinée par
Marcello Gandini, qui avait inspiré la Fiat X1/9.
Cette fois, l’étude de style devient une vraie sportive homologuée.
Avec un cocktail technique assez inattendu. Bertone résume sa
démarche en une phrase : "En unissant l'héritage de la culture
italienne classique de carrosserie au design automobile
contemporain, la nouvelle Runabout transforme une vision historique
de Bertone en une sculpture moderne de performances avancées, de
pureté de design et d'un art guidé par les proportions",
résume Bertone dans un communiqué.
Derrière cette formule, on retrouve bien l’esprit du
concept de 1969 et de son dessin en coin très
marqué. Sur la Runabout 2026, deux gestes
structurent le style : une ligne de caisse horizontale inspirée du
nautisme et une forte inclinaison vers l’avant qui donne cet effet
de wedge.
L’arrière "coda tronca" tranche net la poupe, comme sur certains
bateaux de plaisance. Le gabarit reste minuscule
pour une supercar : 3,99 m de long, 1,93 m de large, seulement 1,12
m de haut et 1 057 kg sur la balance.
Barchetta ou Targa : deux Runabout, deux ambiances
Le modèle sera proposé en deux silhouettes ouvertes, pensées pour profiter au maximum de l’air et de la lumière.
- Barchetta : pare-brise minimal, habitacle très exposé, ambiance speedster radical.
- Targa : toit amovible plus utilisable au quotidien, garde l’esprit plein air.
Le châssis en aluminium extrudé collé reçoit
une carrosserie en carbone, des suspensions à doubles
triangles et des amortisseurs réglables trois voies, avec
des jantes forgées pour contenir le poids. L’ensemble vise un
comportement très vif, presque de voiture de course de poche.
À l’intérieur, Bertone dit que l’habitacle est
"inspiré par des formes navales", avec une planche
de bord horizontale qui évoque le pont d’un bateau, une
cellule en forme de coque et même une boussole
nautique.
Les commandes en aluminium usiné, la sellerie en cuir travaillé à
la main et les coques de sièges en carbone renforcent le côté objet
d’art. Tout ce que le conducteur voit devant lui est un
compte-tours numérique, "réduisant l'encombrement visuel et
maintenant la concentration".
Sous le capot arrière, la Bertone Runabout V6 475
ch cache un V6 3,5 litres compressé Eaton/Edelbrock,
associé à une boîte manuelle à six rapports à étagement court. Avec
475 ch, 470 Nm, seulement 1 057 kg, un 0 à 100 km/h annoncé en 4,1
s et 270 km/h en pointe, le rapport
poids/puissance tourne autour de 2,45 kg par cheval. La production
se limite à 25 exemplaires, chacun configuré sur
mesure lors d’un parcours de "configuration organisée" avec les
designers.
Affichée autour de 390 000 € hors taxes, la Runabout est présentée comme le "premier modèle de la Classic Line", signe que la marque compte bien prolonger cette veine néo-rétro très exclusive...














