Ferrari 365 GTB/4 NART Spider : l'icône ultra-rare est à vendre aux enchères

Publié le 22 janvier 2026 à 12:00
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Une Ferrari 365 GTB/4 Daytona NART Spider, l’un des très rares spiders Michelotti, passera chez RM Sotheby’s au Palm Beach Cavallino Classic, le 14 février.

Imagine une Ferrari plus rare qu’une Daytona Spider d’usine, dessinée comme un concept-car des années 70 et offerte en cadeau de mariage. Cette Ferrari 365 GTB/4 Daytona NART Spider, surnommée "Marion Spider", va repasser sous le marteau de RM Sotheby's le 14 février 2026, lors du Palm Beach Cavallino Classic en Floride.

Ferrari 365 GTB/4 NART Spider : de la course à la route

L’estimation annoncée, entre 600 000 et 750 000 dollars (environ 550 000 à 690 000 euros), cache une histoire faite de courses, de salons européens et de grands collectionneurs. Une histoire où une simple Daytona a changé de visage pour devenir une pièce quasi unique. Derrière le sigle NART se trouve Luigi Chinetti, ancien pilote qui a convaincu Enzo Ferrari dès 1946 qu’il pouvait vendre ses voitures aux États-Unis. Il fonde la North American Racing Team en 1958, aligne des Ferrari victorieuses au Daytona Continental 1963, aux 2 000 km de Daytona 1964, puis aux 24 Heures du Mans 1965. Le triplé Ferrari aux 24 Heures de Daytona 1967 donnera son surnom de "Daytona" à la 365 GTB/4. Au milieu des années 70, Chinetti veut une Daytona plus moderne, dans l’air des lignes en "coin" qui dominent alors le design. Il fait donc re-carrosser environ cinq coupés 365 GTB/4 par le styliste turinois Giovanni Michelotti en spiders anguleux. Le châssis 14299, d’abord livré comme coupé avec climatisation et direction assistée, fait partie de ce très petit lot.

Ferrari 365 GTB/4 NART Spider : style Michelotti des années 70

Transformée en 1976 et livrée en 1977, la "Marion Spider" se distingue par sa carrosserie bicolore bleu foncé et gris, son intérieur en cuir orange et ses instruments Veglia Borletti d’origine. On retrouve des jantes en alliage à cinq branches, une capote beige et un toit rigide amovible assorti à la carrosserie. Le prénom "Marion" est brodé sur la ceinture de caisse de chaque portière, clin d’œil direct au cadeau de Chinetti à son épouse. Sous ce costume très Michelotti, la technique reste celle d’une Daytona classique : V12 de 4,4 litres alimenté par des carburateurs Weber, environ 352 chevaux, boîte manuelle à cinq rapports.
Selon RM Sotheby’s, la voiture a ensuite été prêtée au carrossier pour le Salon de Turin 1980, exposée deux ans au Musée du Mans, puis présentée au Concours d’Élégance de La Baule en 1984, ce qui renforce son lien avec la France. Après le décès de Marion Chinetti, la voiture revient aux États-Unis et change plusieurs fois de mains avant d’intégrer la collection de l’ancien cadre de Microsoft Jon Shirley, qui la conserve vingt-deux ans. Sous sa garde, elle obtient la certification Ferrari Classiche avec attestation d’intérêt historique. Revendue ensuite, elle passe déjà par une vente RM Sotheby’s à Scottsdale en 2019, adjugée 605 000 dollars, soit 670 500 dollars frais inclus, dans une fourchette estimée de 600 000 à 650 000 dollars.

Pour Palm Beach 2026, l’estimation reste fixée entre 600 000 et 750 000 dollars, bien en dessous des 2 à 3 millions de dollars que peuvent atteindre certaines Daytona Spider d’usine. Une fenêtre singulière pour accéder à l’univers des Daytona découvrables avec une pièce ultra rare au style signé Michelotti. Reste à voir jusqu’où montera l’enchère le 14 février.

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À propos de l’auteur
Lucas Brenot
Lucas Brenot
J’aime l’automobile pour ce qu’elle apporte concrètement : la sensation de conduite, le plaisir d’un moteur bien réglé, le soin apporté à un intérieur. J’ai grandi avec des voitures autour de moi, et c’est resté une vraie curiosité au quotidien.
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