Ferrari : pourquoi certaines personnes se voient refuser l’achat ?

Publié le 31 janvier 2026 à 06:00
Novitec s'attaque à la nouvelle Ferrari 12Cilindri !

À Maranello, un compte en banque bien rempli ne suffit pas : Ferrari trie ses clients et nourrit une discrète liste noire. Qui y entre, et ce que cela change, reste entouré d’un certain mystère...

On croit souvent qu'il suffit d'avoir un compte en banque bien rempli pour repartir de Maranello avec un cheval cabré sur le capot. La réalité est moins glamour : Ferrari sélectionne ses acheteurs, surveille leurs faits et gestes, et tient en coulisses une liste noire Ferrari dont certains noms ne reverront jamais un bon de commande officiel...

La liste noire Ferrari, outil discret pour protéger l'image de Maranello

Cette "Ferrari blacklist" ne prive pas forcément d’une voiture rouge à vie, mais elle ferme des portes très convoitées, surtout celles des modèles en série limitée comme la Daytona SP3. Derrière ce tri très serré se cache une stratégie bien rodée pour protéger l’image de la marque et garder ses clients dans le rang, parfois de manière assez radicale.
Concrètement, la liste noire Ferrari est un fichier interne regroupant des clients, souvent célèbres, à qui la marque refuse de vendre des voitures neuves, en particulier les séries spéciales ultra rares. Juridiquement, Ferrari ne peut pas empêcher quelqu’un d’acheter une auto d’occasion ou via un intermédiaire, mais la marque peut refuser toute commande directe, surtout pour les modèles les plus exclusifs.
Au moment de signer le bon de commande, l’acheteur accepte des clauses très encadrantes : revente déconseillée dans la première année, droit de premier refus pour Ferrari si la voiture doit partir, limitations sur l’usage publicitaire de l’auto, contrôle des modifications. Un client qui ignore ces règles risque de voir son nom retiré de la liste VIP et glisser, en silence, dans la catégorie des indésirables...

Comment se faire inscrire sur la liste noire Ferrari ?

Pour atterrir sur cette fameuse blacklist, certains ont suivi une forme de "check-list" inversée, en cumulant tout ce que déteste Maranello. Les cas connus dessinent toujours les mêmes erreurs :

  • Critiquer ouvertement la marque ou un modèle, dans la presse ou sur les réseaux sociaux.
  • Revendre très vite un exemplaire rare pour empocher une grosse plus-value aux enchères.
  • Transformer sa Ferrari en panneau publicitaire sans autorisation, pour promouvoir une marque ou un produit.
  • Imposer des modifications extrêmes non validées par le siège, wraps voyants ou logos détournés inclus.
  • Multiplier les problèmes de paiement, les saisies ou les affaires financières embarrassantes autour de la voiture.

Un seul faux pas spectaculaire peut suffire, surtout quand il est très visible médiatiquement. Plusieurs célébrités qui ont revendu trop vite, trop bruyamment, ou ridiculisé leur voiture avec des préparations extravagantes se seraient ainsi vu refuser l’accès à toute nouvelle série spéciale, parfois pendant des années.
Pour un passionné fortuné, la sanction la plus lourde reste la perte d’accès aux nouveaux modèles désirables : plus d’invitations pour les séries limitées, plus de passe-droit pour visiter l’usine, plus de place dans le club très fermé des "bons clients". Acheter une Ferrari d’occasion reste possible, mais sans le sésame qui ouvre les portes des futures rarités.

Officiellement, Ferrari explique surtout qu’elle se réserve le droit de choisir les acheteurs de ses modèles spéciaux, sans parler de "liste noire". Dans les faits, ce filtrage devient un outil puissant pour lutter contre la spéculation, garder la main sur son image et rappeler à tous que, même quand on a les moyens, le vrai luxe chez Ferrari consiste encore à rester dans les petits papiers de Maranello.

Nos marques populaires Voir tout

À propos de l’auteur
Lucas Brenot
Lucas Brenot
J’aime l’automobile pour ce qu’elle apporte concrètement : la sensation de conduite, le plaisir d’un moteur bien réglé, le soin apporté à un intérieur. J’ai grandi avec des voitures autour de moi, et c’est resté une vraie curiosité au quotidien.
Ses derniers articles
Sport Auto