Lotus frappe un grand coup avec sa berline électrique de 900 chevaux
Avec ses 905 ch, la Lotus Emeya 900 signe un tour canon à Sepang et rafle le record des électriques de série, sept secondes devant l'ancienne référence.
Les berlines électriques ne se contentent plus des vidéos virales et des chronos gonflés. Sur le circuit de Sepang, en Malaisie, la Lotus Emeya vient de le prouver au chronomètre. La déclinaison la plus radicale de la gamme, l'Emeya R+ rebaptisée aujourd'hui Emeya 900, a bouclé un tour lancé en 2:20.317. De quoi ainsi s'offrir le record des voitures électriques sur l'un des tracés les plus exigeants du continent asiatique.
Un chrono Lotus qui pulvérise l'ancienne référence
Le temps réalisé par la berline britannique n'a donc
rien d'anecdotique. Avec ses 2:20.317, la Lotus Emeya 900 relègue
à plus de sept secondes le précédent meilleur temps
électrique rendu public sur le tracé. Celui-ci était
établi à 2:27.790. Un écart considérable sur une piste où chaque
virage pardonne peu.
Longue de 5,5 km, la piste de Sepang alterne
interminables lignes droites et enchaînements techniques.
Un mélange qui met à rude épreuve la gestion de la puissance. Mais
aussi l'endurance des freins, la stabilité aérodynamique et
l'équilibre du châssis.
>Annoncé depuis Coventry le 20 juillet
2026, ce chrono de l’Emeya s’inscrit dans la catégorie des
temps communiqués par les constructeurs. Et non dans un
classement officiel unique. Lotus le présente néanmoins comme le
nouveau mètre étalon des électriques de série sur ce circuit.
Surtout dans une période où la marque pousse à fond sa
gamme à batterie, de l'Eletre jusqu'à cette
Emeya.
Pour valider l'exercice, Lotus n'a pas confié le volant à n'importe
qui. C'est Daniel Lu, pilote de la catégorie GT présenté
comme champion, qui a piloté la berline.
La puissance et la performance
Détail qui compte : la voiture engagée était alors
une unité de production en configuration standard. Arrivée
directement de Chine, sans préparation spécifique pour la piste.
Lotus y voit la démonstration qu'une électrique lourde et
taillée pour l'usage quotidien peut basculer en véritable
arme de circuit.
Sous le capot, l'Emeya la plus musclée développe 905 chevaux (675
kW) et 985 Nm de couple. Elle expédie le 0 à 100 km/h en
2,78 secondes et s'appuie sur une batterie de 102 kWh
offrant jusqu'à 535 km d'autonomie WLTP. Des chiffres
qui donnent du crédit à l'ambition track-day affichée par le
constructeur.
Chez Lotus, la piste reste donc le juge de paix. Chong Yok Meng,
Senior Director en charge du châssis et de la dynamique du
véhicule, insiste sur ce point. « Chez Lotus, la piste a
toujours été le banc d'essai ultime », résume-t-il, avant
d'ajouter que ce tour rapide n'est pas qu'une simple ligne de
statistiques.
Pour lui, il confirme que les choix techniques sur les
liaisons au sol vont dans la bonne direction.
« Signer le tour le plus rapide parmi les
électriques à Sepang reflète le dévouement de nos ingénieurs et
notre engagement en faveur du plaisir de conduite, de la précision
et de performances exceptionnelles », poursuit-il. En
soulignant notamment que ses voitures électriques conservent
l'ADN dynamique qui définit Lotus.
Et ce depuis des générations.
L'Emeya incarne la vision gran turismo de la nouvelle offensive
électrique de Lotus. Aux côtés du SUV Eletre et en
remplacement progressif des sportives thermiques comme l'Emira.
Avec ce record à Sepang, la marque veut prouver qu'une berline
électrique de 900 chevaux peut aller bien au-delà de la fiche
technique. Reste une question : combien de temps ce chrono
tiendra-t-il.















