Lexus LFA : son grand retour se fera sans V10, mais les puristes vont-elles apprécier ?
Une icône de Lexus s’apprête à renaître sous une forme radicalement différente. Elle passer du V10 à la fée électricité : la LFA !
La Lexus LFA reste l’une des supercars japonaises les plus emblématiques de l’histoire. Produite à seulement 500 exemplaires entre 2010 et 2012, elle a marqué les esprits grâce à son V10 atmosphérique de 4,8 litres développé avec Yamaha et à une sonorité devenue mythique. Plus d’une décennie après la fin de sa carrière, la marque premium de Toyota prépare enfin son retour.
Une supercar électrique attendue pour 2027 chez Lexus
Mais cette nouvelle génération de la LFA ne suivra
pas la recette qui a fait la renommée de son aînée. Exit le
moteur thermique. La future Lexus LFA sera entièrement électrique.
Un choix technologique qui risque de diviser les passionnés. Même
si le constructeur promet de préserver les sensations de conduite
qui ont fait le succès du modèle original.
Lexus ne cache plus ses ambitions. Aperçue récemment lors
du Goodwood Festival of Speed sous
un camouflage intégral, la future LFA poursuit activement
son développement avant une commercialisation prévue en 2027. Le
prototype a notamment évolué aux côtés des Toyota GR GT et GR GT3. Deux
modèles avec lesquels elle partagera une partie de son
architecture.
Contrairement à la récente GR GT, qui conserve un V8 bi-turbo
hybride, la nouvelle LFA fera le choix d'une motorisation
100% électrique. Elle reposera sur une plateforme en
aluminium conçue pour accueillir des moteurs électriques ainsi
qu'un pack de batteries, avec l'objectif de proposer des
performances dignes d'une véritable supercar.
Un design spectaculaire très proche du concept
Visuellement, Lexus promet une voiture quasiment
identique au concept dévoilé précédemment. Les designers
expliquent avoir privilégié une identité propre plutôt qu'une
simple évolution du style actuel de la marque.
Les dimensions confirment également un changement de philosophie.
La future LFA affichera près de 4,69 mètres de long pour 2,04
mètres de large, tout en restant particulièrement basse avec
seulement 1,19 mètre de hauteur. Malgré un empattement
généreux de 2,73 mètres, elle conservera une configuration stricte
à deux places, fidèle à l'esprit des supercars.
Le plus grand défi ne concerne pourtant pas uniquement la
technique. La première LFA est devenue une légende grâce à la
musicalité exceptionnelle de son V10.
Un élément quasiment impossible à reproduire avec une
voiture électrique.
Consciente de cette attente, Lexus affirme ne pas vouloir se
contenter d'un simple bruit artificiel diffusé dans les
haut-parleurs. Les ingénieurs travaillent sur une approche plus
ambitieuse destinée à offrir la sensation de conduire une voiture
équipée d'un véritable moteur.
Lexus se lance dans un pari audacieux… dans un marché encore hésitant
La marque évoque même une refonte complète de
l'expérience sonore, sans pour autant imiter directement le
V10 d’origine. Le constructeur japonais reconnaît
également que le marché des supercars électriques reste difficile.
Les modèles très haut de gamme alimentés par batterie peinent
encore à séduire une clientèle qui recherche avant tout les
émotions procurées par les mécaniques
thermiques.
Malgré ce contexte, Lexus maintient son calendrier et envisage même
d'intégrer, à terme, des batteries à électrolyte solide. Cette
technologie pourrait réduire le poids de l’ensemble… Et
cela, tout en améliorant les performances et l’autonomie. Un
élément crucial pour une supercar électrique.
Faire renaître le nom LFA sans son emblématique V10 constitue donc
un pari particulièrement risqué. Si la future supercar promet un
design spectaculaire, une technologie de pointe et des performances
élevées, elle devra surtout réussir à transmettre les
émotions qui ont fait entrer son illustre devancière dans la
légende.
Reste désormais à savoir si les amateurs accepteront qu'une LFA puisse écrire un nouveau chapitre… Sans la mélodie qui a forgé sa réputation.















