Safety Car Alonso revient sur ses propos
Après l'arrivée du Grand Prix d'Europe, Fernando Alonso a évoqué
une course "manipulée", ce qui a mené à diverses interprétations.
L'Espagnol était en colère après avoir vu que la pénalité reçue par
Lewis Hamilton ne compensait pas l'avantage qu'il avait eu en
doublant la voiture de sécurité.
Quelques jours après cette course, Alonso a tenu à clarifier ses
propos. Il ne reproche pas à la FIA d'avoir eu l'intention de
favoriser Hamilton et il regrette surtout une situation injuste
pour lui et Ferrari.
"Clairement, à tête reposée, je suis plus calme que juste après la
course" explique Alonso sur le site officiel de la Scuderia. "Sur
le moment, j'ai réagi sous le coup de l'émotion et dans cette
situation, on dit facilement des choses qui peuvent être mal
interprétées, qui font grandir la suspicion, et ce n'était pas mon
but."
"Evidemment, je sais que les commissaires ont un travail compliqué
et qu'ils doivent prendre des décisions difficiles. Ce que je
voulais dire était que les pilotes, comme nous, qui ont respecté le
règlement, ont malheureusement eu un plus gros désavantage que ceux
qui les ont enfreint, même s'ils ont eu une pénalité."
Lewis Hamilton a été surpris d'être directement visé par les
critiques de Fernando Alonso. L'Espagnol assure qu'il n'y a aucune
attaque personnelle: "Je ne fais pas référence à un pilote en
particulier, c'est un problème général et je pense que nous
devrions en parler calmement, pour nous assurer que cela ne se
reproduira pas. Je suis content d'apprendre que la FIA a rapidement
réagi, en réunissant un Groupe de Travail Sportif
extraordinaire."
Les pilotes Ferrari ont été les seuls à être piégés par la voiture
de sécurité. Sebastian Vettel et Lewis Hamilton se sont retrouvés
devant elles, alors que le groupe mené par Robert Kubica, avec
également Jenson Button et Rubens Barrichello, a pu changer de
pneus dès qu'elle a fait son entrée en piste.
Alonso n'a décroché que la neuvième place à l'arrivée. Il a gagné
une position suite à une pénalité pour Sébastien Buemi mais il
avait le potentiel pour décrocher un podium.
"Ce n'est pas le dimanche que l'on attendait, c'est certain"
déplore l'Espagnol. "La Safety Car est apparue au pire moment
possible pour nous et elle a complètement ruiné notre course.
Dimanche soir, j'étais très en colère, mais maintenant cette colère
s'est transformée en énergie positive, avec le désir de nous
relancer."
"Nous avons été très malchanceux au niveau du timing de la voiture
de sécurité. Il aurait fallu quelques secondes de plus ou de moins
pour que cela change totalement notre course."
Seul point de satisfaction pour Alonso: la nouvelle configuration
de la F10, avec des échappements bas, est plus performante.
"Les nouveautés que nous avions en Espagne nous ont permis de nous
rapprocher des leaders" souligne le double champion du monde. "Je
suis content de ça, mais je sais aussi que nous devons poursuivre
le développement de la F10, parce que nous avons besoin d'une
voiture capable de se battre pour la pole et d'être au niveau de
ses rivales."
Alonso précise enfin que "Silverstone ne devrait pas convenir aux
caractéristiques" de la F10 mais qu'il veut y "reprendre les points
perdus" à Valencia.














