Cette Rolls-Royce Phantom à moteur Cummins est un délire mécanique que vous n’oublierez pas de sitôt
En greffant un moteur Cummins de pick‑up dans une Rolls‑Royce Phantom à l’agonie, Westen Champlin signe la transformation de l'année. Comment cette folie, qui affolerait n'importe quel test antipollution, est-elle devenue possible ?
Une limousine de luxe posée sur des roues de camion, avec un énorme échappement vertical qui traverse le capot : la création de Westen Champlin bouscule tout ce que l’on associe au badge Rolls‑Royce. Dans cette Phantom, le V12 feutré a laissé sa place à un rugueux moteur Cummins de pick‑up américain.
Ce YouTuber américain parcourt près de dix heures de route pour acheter ce qui est présenté comme "la Rolls‑Royce Phantom la moins chère des États‑Unis", comme l’a présenté Supercar Blondie, avec un V12 6,7 litres détruit et une suspension pneumatique en panne. Plutôt que de payer environ 17 000 $ (près de 16 000 €) pour un moteur d’occasion, il choisit la voie folle… mais pas totalement irrationnelle.
Une Rolls‑Royce condamnée, sauvée par un diesel Cummins
À l’arrivée de Westen Champlin, la Rolls‑Royce Phantom cumulait les problèmes : V12 éventré, un piston manquant, faisceau capricieux, suspension affaissée, tableau de bord illuminé comme un sapin de Noël. Selon les médias américains, un simple remplacement de moteur coûtait plus cher qu’un SUV neuf. Pour beaucoup, cette limousine de près de 4 000 kg était bonne pour la casse.
Il extrait donc le V12 et installe à la place un bloc Cummins turbo diesel 5,9 litres issu d’un Dodge Ram 2006, connu pour encaisser des centaines de milliers de kilomètres. Supports moteur sur mesure, traverse de boîte modifiée, circuit de carburant revu et énorme sortie d’échappement verticale façon "neighbor hater" transforment la berline de luxe en pick‑up déguisé.
Du premier démarrage hasardeux au confort d’un nuage
Avant d’en arriver là, l’équipe a essuyé les galères : calculateurs grillés, anti‑démarrage récalcitrant, faisceau à reprendre, au point de faire appel aux spécialistes de Diesel Conversion Specialists pour fiabiliser l’électronique. Lors du premier roulage raconté par DieselArmy, la Phantom se traîne à peine : quasiment pas de freins, un amortisseur avant explosé, mais suffisamment de vie pour prouver que l’idée fonctionne.
Une fois les trains roulants remis d’aplomb, le contraste devient déroutant. Carup rapporte que Westen Champlin décrit sa création comme un "nuage de 4 000 kg propulsé par un moteur Cummins" et la présente comme "probablement la Cummins la plus confortable jamais construite", malgré un tableau de bord saturé d’erreurs et une boîte de vitesses parfois fantasque.
Pourquoi la Rolls‑Royce Cummins de Champlin fascine autant
Pour tester vraiment sa Rolls‑Royce Phantom moteur Cummins, Westen Champlin parcourt environ 225 kilomètres sur ce qu’il décrit comme "les pires routes d’Amérique" pour se rendre à un concert de Chase Matthews. Aucune panne, juste ce ressenti qu’il résume en un mot, "nuage", pendant que le six‑cylindres diesel martèle au loin.
Entre phares neufs à environ 5 000 €, projet de jantes de 26 pouces et étiquette d’origine à plus de 460 000 €, cette Phantom cumule les excès. Pour BangShift, cette création est "quelque chose de spécial. Absurde, mais spécial", un bricolage spectaculaire qui serait quasiment impossible à faire homologuer sur les routes françaises.














