Porsche : ce film anniversaire retrace 75 ans à tout faire « de travers » et réserve une claque aux puristes
Porsche fête 75 ans avec un film-anniversaire qui montre qu'elle a toujours « mal fait » selon les puristes. Entre moteur arrière, Cayenne et Taycan, la marque a su innover où personne ne l'attendait.
Pour fêter ses 75 ans, Porsche ne diffuse pas une simple rétrospective, mais un film au titre provocateur, Porsche – 75 Years: Doing Everything Wrong. Dans cette vidéo sortie fin mars 2026, la marque raconte qu’on lui a expliqué pendant des décennies comment devait être une "vraie" sportive… et qu’elle a choisi de faire l’inverse.
L’idée n’est pas de lister des ratés, mais des décisions prises à rebours du manuel des constructeurs, en ignorant les avertissements : moteur au "mauvais" endroit, contact déplacé, refroidissement changé, SUV de luxe, voiture électrique… Chacune a d’abord choqué les puristes pour devenir un pilier de l’identité Porsche. Le film déroule ce fil rouge.
Quand Porsche revendique 75 ans à tout faire "de travers"
Tout commence avec la Porsche 911. "Ils disaient qu'un moteur doit être à l'avant. Nous l'avons mis à l'arrière", entend-on dans le film. Ce choix de moteur arrière, jugé imprudent face aux berlines à moteur avant plus faciles à régler, a donné à la 911 ce comportement unique, joueur mais précis, que tant de concurrents ont tenté d’imiter sans jamais y parvenir.
Autre exemple que le film met en avant : le contact à gauche du volant. À l’époque des départs type Le Mans aux 24 Heures du Mans, cette position permettait au pilote de démarrer tout en s’installant. Une astuce de quelques dixièmes de seconde, restée ensuite comme une signature immuable de l’habitacle Porsche.
De la 911 au Cayenne, les "faux pas" devenus icônes
La transition du moteur refroidi par air au refroidissement par eau à la fin des années 1990 a été tout aussi décriée. Beaucoup y voyaient la fin d’un certain son, d’une âme mécanique. Mais les normes d’émissions se resserraient, les performances devaient grimper, et sans cette bascule la 911 n’aurait pas continué à évoluer. Aujourd’hui, même l’arrivée d’une 911 hybride suit cette logique d’adaptation forcée.
Le cas du Porsche Cayenne résume bien ce choc avec les attentes. Quand le SUV est lancé en 2002, les passionnés se demandent pourquoi un fabricant de voitures de sport construit un 4x4 familial jugé trop lourd, trop haut, trop bourgeois. Ce modèle devient pourtant l’un des best-sellers de la marque, au point de financer en coulisses le développement des 911 les plus radicales.
Du Taycan à Brembo, pourquoi Porsche continue de casser les codes
Pour l’ère électrique, le film garde le même ton bravache. "Ils disaient qu'une voiture de sport ne peut pas être électrique. Nous avons développé la Taycan", résume-t-il en montrant la Porsche Taycan, capable d’accélérations de supercar tout en restant "une Porsche à conduire". Même si la marque a ralenti son objectif de tout-électrique autour de 2030, elle développe encore des modèles à batterie et des hybrides, en maintenant des thermiques. Le récit évoque aussi "une histoire parallèle captivante" chez les fournisseurs, comme Brembo et ses étriers de frein rouges apparus sur la 964 Turbo. "La transgression des règles a toujours été volontaire, et la crédibilité pour y parvenir a mis des décennies à se construire", a expliqué Brembo à Supercar Blondie, résumant au fond la méthode Porsche.














