IndyCar - Dixon a testé le pare-brise de l'IndyCar

VIDEO ET PHOTOS. Scott Dixon a testé un pare-brise, une solution concurrente au halo et que l'IndyCar pourrait lancer. Il est satisfait de ses essais.
La Formule 1 va introduire le halo cette année. Cette protection de la tête a
été choisie par la FIA après une analyse très approfondie. Le halo va se
généraliser dans tous les championnats de monoplace de la FIA :
la Formule 2 va l'adopter cette année, tout comme la Formule E en 2019.
L'IndyCar n'est pas soumis à toutes les décisions de la FIA et le
championnat travaille sur ses propres solutions pour améliorer la
sécurité. Depuis plusieurs mois, l'IndyCar prépare un concept de
pare-brise, qui se rapproche de l'Aeroscreen et surtout du Shield testés en F1. Cette bulle est placée
devant le cockpit. Elle protège plus contre un contact frontal que
contre un objet venant du dessus.
Le pare-brise de l'IndyCar utilise un matériaux nommé Opticor, créé
par PPG Aerospace. Il est similaire au polycarbonate utilisé pour
les avions de combat F-16. Le pare-brise pourrait être introduit en
course dès cette année.
Dixon satisfait des premiers essais
Jeudi, le dispositif a été testé pour la première fois en piste,
sur l'ovale de Phoenix, avec Scott Dixon (vidéo). Il n'a pas eu de problème de visibilité
particulier « Je pensais qu'il y aurait beaucoup de
distorsion, mais ça n'a pas du tout été le cas, »
précise-t-il. La visibilité change un peu, ce qui nécessite un
temps d'adaptation : « C'est dur à expliquer, mais quand
on regarde à travers quelque chose comme ça, ça change, ce n'est
pas amplifié, mais ça ressemble à une amplification, »
explique le Néo-Zélandais sur le site de l'IndyCar. « Le
cerveau et les yeux doivent s'y habituer mais plus j'ai roulé avec,
plus je m'y suis fait. »
Des essais ont aussi été faits à la tombée de la nuit et en
nocturne, afin d'évaluer le système dans toutes les conditions :
« Nous avons roulé durant la plus grande transition de
luminosité, » précise Dixon. « Le plus dur était
probablement le premier relais, avec le passage brutal de la
luminosité à l'ombre entre les (virages) 1 et 2. Le plus
facile, c'était de nuit, il n'y avait pas de transition. »
« L'essentiel était de voir des problèmes de reflet, ou des
éléments liées à la luminosité. Tout semble bon, je suis très
satisfait et félicitations aux Verizon IndyCar Series d'avoir lancé
ce système. »
Les pilote sont l'habitude de sentir l'air sur leur casque. Ce
n'est évidemment plus le cas avec le pare-brise, ce qui change
énormément les sensations : « Le plus étrange est de voir
à quel point c'est calme, » précise Dixon. « On ne sent
plus le vent, c'est très doux. C'est comme avoir une voiture de
luxe. On n'a pas l'impression d'aller aussi vite parce qu'on ne
sent plus la pression de l'air. »
Le pare-brise n'est pas la seule évolution de l'IndyCar.
L'aérodynamique des monoplaces a été revue pour la saison 2018.
L'objectif est d'améliorer l'apparence mais aussi le spectacle. Les
voitures auront moins de traînée aérodynamique avec le nouvel
ensemble.


