Cinq questions à Fernando Alonso
Le pilote espagnol de Renault confie ses sentiments aprés la
première victoire de sa carrière en Hongrie.
Fernando, à quoi pensez-vous aujourd'hui ?
Je suis encore sur un nuage. Pole position, victoire, attention
médiatique : c'est presque trop pour un seul homme ! Le roi
d'Espagne m'a même passé un petit coup de fil en fin de journée
afin de me féliciter. Je ne pouvais pas y croire
C'est le plus
beau jour de ma vie.
Comment s'est passée cette course ?
L'important était de prendre un bon départ et j'y suis parvenu.
Après dix tours, je me suis inquiété de savoir où étaient les
autres, et l'équipe m'a dit que j'avais plus de quinze secondes
d'avance. Dès lors, j'ai pu gérer la course comme je
l'entendais.
Cette victoire est-elle un aboutissement ?
Oui et non. Disons que c'est une étape. Une première victoire est
un événement très important dans la carrière d'un pilote en F1. Mon
objectif, cependant, demeure d'être champion du monde un jour. J'ai
pu me frotter à Kimi et à Juan Pablo aujourd'hui, et j'attends de
pouvoir le faire de manière plus régulière dans le futur. Renault
me permettra d'y parvenir, j'en suis certain.
Pourquoi votre R23B était-elle aussi compétitive à Budapest ?
Son châssis a fait merveille sur le Hungaroring et nous savions que
les caractéristiques de la piste devaient nous être favorables.
Cela dit, nous n'aurions jamais pensé pouvoir nous battre pour la
victoire. Pat Symonds avait choisi une stratégie très agressive et
il a eu raison. Nous avons également pu compenser notre léger
handicap en vitesse de pointe par des réglages nous permettant
d'être très compétitifs dans le dernier secteur.
Avez-vous connu des alertes ?
Dans les dix derniers tours, j'ai entendu des bruits bizarres en
provenance de mon moteur et de ma boîte de vitesses. Ils étaient le
fruit de mon imagination !
D'aprés RenaultF1,














