Pontiac Chieftain (1955) : cette américaine aux enchères cache un énorme V8 de 8,3 litres
Cette Pontiac Chieftain 1955 n’a rien d’une paisible mamie de collection : un V8 de 8,3 litres l’emmène désormais vers Mecum Harrisburg. Reste à voir jusqu’où cette restomod extrême fera monter les enchères...
À 70 ans, la plupart des Pontiac Chieftain dorment bien sagement dans des garages ou sortent uniquement pour les concours d’élégance. Celle-ci, une Pontiac Chieftain de 1955 entièrement reconstruite, a choisi une autre voie : devenir un monstre de ligne droite, prêt à quitter son statut de show-car pour passer sous le marteau d’une grande vente aux enchères américaine cet été.
Pontiac Chieftain : un V8 509 ci de 8,3 litres
Le projet n’a rien d’un simple rafraîchissement esthétique : la voiture a été mise à nu jusqu’au châssis avant d’être remontée avec une mécanique de dragster civilisé. Sous le capot, un énorme V8 préparé a pris la place du bloc d’origine, épaulé par une transmission renforcée et un train arrière taillé pour encaisser. La suspension, la direction et les freins ont eux aussi été modernisés pour que cette Chieftain puisse autant accélérer que s’arrêter. Sur le papier, tout annonce une Américaine des années 50 qui se conduit comme une muscle car moderne. Au cœur de la transformation, on trouve un bloc V8 509 ci, soit 8,3 litres, assemblé par Motorworks dans l’État de Washington. Il reçoit un carburateur Holley, une admission Edelbrock et des collecteurs sur mesure. La fiche technique annonce 845 Nm de couple, sans préciser la puissance. Les estimations la situent autour de 650 ch. Important : le chiffre 509 désigne la cylindrée en pouces cubes, pas la puissance. Pour faire passer cette cavalerie, la Chieftain reçoit une boîte automatique Turbo Hydra‑Matic 400 renforcée et un pont arrière Dutchman de 9 pouces, des choix typiques des préparations orientées drag. La suspension avant et arrière a été revue, avec des combinés ressort-amortisseur réglables qui permettent d’ajuster la hauteur et la fermeté. Direction assistée et freinage assisté complètent le tableau pour garder un minimum de douceur au quotidien. L’idée reste claire : accélérer très fort en ligne droite, tout en conservant un comportement utilisable sur route.
Pontiac Chieftain : de la berline familiale à la restomod extrême
À l’origine, en 1955, la Pontiac Chieftain de deuxième génération est une grande berline familiale typiquement américaine. Elle adopte alors le V8 Strato Streak de 287 CI, environ 4,7 litres, pour une puissance comprise entre 173 et 200 ch selon les versions. L’idée est de proposer du confort et du couple, pas de signer des chronos sur le quart de mile. Sur ces autos d’époque, freinage tambour et châssis souple rappellent vite que la performance n’était pas la priorité. Cette préparation entre ainsi dans la catégorie restomod, ces classiques modernisés mécaniquement. On garde le style fifties, mais tout ce qui roule et freine passe au XXIe siècle. La carrosserie restaurée reçoit une peinture noire à flancs rouges ornés de flammes, des pare-chocs rechromés et des jantes de 17 pouces, le bouchon d’essence étant désormais caché derrière un feu arrière.
À bord, tableau de bord noir neuf, compteurs, interrupteurs à bascule et sièges chauffants rappellent le hot rod, avant son passage chez Mecum à Harrisburg le 25 juillet.














