Nissan Z : il construit la version que Nissan refuse de produire
Frustré par l’absence de version ouverte au catalogue Nissan, il prépare une Nissan Z unique. En coulisses, ce projet pourrait peser sur l’avenir de la Z...
Sur le configurateur de la nouvelle Nissan Z, une chose manque cruellement : aucune option cabriolet, aucun toit targa, et encore moins de toit T-Top. La sportive se contente d’un pavillon fixe. Devant ce refus de Nissan, un passionné a décidé de fabriquer lui-même la Nissan Z T-Top dont il rêvait.
Nissan Z T-Top : la sportive que Nissan ne vend plus
Ce passionné, c’est Nick Scherr, mieux connu en ligne sous le pseudo NISMO Nick. Il prépare une conversion T-Top sur la Z actuelle, une pièce unique réalisée dans ses ateliers. Il en fera la vedette d’un trio de projets baptisé Open Air Collection, entièrement dédié aux Nissan décapotées. Dans l’histoire des Z, le T-Top explose au début des années 1980 avec la 280ZX puis devient emblématique sur les 300ZX des années 1980-1990. Deux panneaux amovibles de part et d’autre d’une barre centrale permettaient de rouler cheveux au vent sans renoncer à la rigidité d’un coupé. Pour beaucoup, c’est cette image qui résume encore la Z. Aujourd’hui, la génération lancée en 2022 n’existe qu’en coupé fermé ; après les 350Z et 370Z Roadster, Nissan a tourné la page des versions découvrables. Des rumeurs de Z targa ou T-Top, au milieu des années 2010, ne se sont jamais concrétisées. En avril 2026, Ponz Pandikuthira a déclaré qu’il ne souhaiterait "rien de plus qu’une Z cabriolet", tout en conditionnant ce projet aux finances du groupe.
Nissan Z T-Top : fabriquée comme si elle sortait d’usine
Nick Scherr veut que sa Nissan Z T-Top ressemble à un modèle de série, pas à un coup de disqueuse hasardeux : "La communauté Nissan repose sur l’enthousiasme", explique-t-il. "Certains passionnés aiment les préparations OEM-plus qui donnent l’impression de sortir de la chaîne. D’autres adorent les concepts fous qui repoussent les limites. L’Open Air Collection sert à célébrer tout cela." Nick Scherr évoque des "difficultés d’ingénierie" pour garantir l’étanchéité : autour du pare-brise, des vitres latérales, de l’arrière et aux jonctions entre les panneaux T-Top et la barre centrale. Comme il s’agit d’un vrai T-Top et non d’un simple toit targa, les lignes de joints se multiplient. Il redoute aussi le bruit d’air et réévalue le fonctionnement des airbags rideaux, même si ce one-off n’a pas les mêmes contraintes qu’un modèle de grande série. Nick Scherr affirme que "des gens chez Nissan adorent l’idée de la Z à T-Top" et ajoute : "Je sais que certaines choses que j’ai dessinées et construites ont influencé Nissan."
Si Nissan hésite à rouvrir le dossier, ce n’est pas seulement par frilosité marketing. Normes de résistance de toit, rigidité, risque de fuites et de bruits d’air rendent un T-Top coûteux pour un volume limité, alors que cabriolets et grands toits panoramiques couvrent déjà l’essentiel des envies. Un préparateur indépendant comme NISMO Nick, moins contraint, peut explorer cette voie et montrer à quoi pourrait ressembler une future génération de Z vraiment ouverte.














