Maserati GT2 Stradale : une livrée mythique pour célébrer un siècle de sport automobile
À Monza, Maserati aligne une GT2 Stradale 250F à la livrée historique pour lancer la saison 2026. Derrière ces couleurs, un siècle de Trident et une icône de la F1 ressuscitée.
Sur la ligne droite de Monza, il n’y a pas que les GT2 de course qui font sensation. Maserati y a dévoilé une GT2 Stradale très particulière, habillée d’une livrée hommage à la légendaire Maserati 250F, icône de la F1 des années 1950. Derrière cet habillage, la marque célèbre aussi cent ans du Trident en compétition.
Maserati GT2 Stradale : une livrée 250F pour les 100 ans de Trident
Concrètement, cette Maserati GT2 Stradale 250F reste une supercar homologuée pour la route, dérivée de la GT2 de course, mais son look la fait passer dans la catégorie des pièces de collection. La livrée a été développée via le programme de personnalisation Maserati Fuoriserie et sera proposée aux clients qui configurent leur modèle sur mesure. La marque ne donne ni limite de production, ni tarif pour ce traitement très spécial. De quoi renforcer l’aura de mystère autour de cette série commémorative. La scène se joue à l’Autodromo Nazionale di Monza, temple de la vitesse. Maserati y engage cinq GT2 réparties en Pro-Am, Silver et Master, pendant que la GT2 Stradale assure aussi le rôle de Safety Car officielle en GT World Challenge Europe. L’idée est claire : montrer le lien direct entre la voiture de course et sa sœur homologuée route. Cette édition spéciale sert de vitrine roulante à ce va-et-vient permanent entre paddock et boulevard. Visuellement, la voiture reprend les codes de la 250F. La carrosserie est rouge, traversée à l’avant par une large bande jaune entre les phares. Le Trident devient lui aussi jaune sur la calandre, tout comme les emblèmes placés derrière les vitres latérales et le badge arrière. Sur l’aile avant côté passager, un grand numéro "1" blanc complète la signature, comme sur la monoplace de l’époque. Tous ces éléments restent réservés aux GT2 Stradale passées par Fuoriserie.
Maserati GT2 Stradale : l’icône F1 derrière la livrée
Si Maserati ressort ces couleurs
aujourd’hui, ce n’est pas par nostalgie vague. La Maserati
250F a décroché deux titres mondiaux de Formule 1 avec Juan Manuel
Fangio, en 1954 puis en 1957. Avec elle, l’Argentin s’est imposé en
Belgique, à Monaco, en France et en Argentine. Chaque détail de la
livrée actuelle renvoie à ces années où la marque
jouait la victoire à la régulière face aux géants du plateau.
L’hommage dépasse d’ailleurs la seule figure de Fangio.
Stirling Moss a lui aussi gagné à Monaco et en
Italie au volant d’une 250F en 1956. En 1958, Maria Teresa de
Filippis devient la première femme à se qualifier pour un
Grand Prix de F1, toujours dans une 250F. Plus
loin dans le temps, la Tipo 26 victorieuse à la Targa Florio 1926
marque la première apparition du Trident en course. La livrée 2026
condense en quelques couleurs cette lignée sportive.
Derrière l’esthétique rétro, la GT2 Stradale reste
une arme moderne. Elle reprend la base technique de la GT2 de
compétition avec le V6 3,0 litres Nettuno biturbo
de 640 ch, doté d’une technologie de combustion inspirée de la F1.
L’édition 250F ne change pas la fiche technique, mais ajoute une
couche symbolique forte pour qui aime autant l’histoire que la
performance. L’ensemble vise clairement les collectionneuses de
supercars et les fans de F1 historique. Côté
pratique, Maserati réserve cette livrée aux
configurations personnalisées via Fuoriserie, sans annoncer de
plafond de production ni de surcoût.
La GT2 Stradale continuera en parallèle à officier comme Safety Car, aux côtés de la Maserati MCPura dans le rôle de Leading Car, sur les manches européennes. Une façon pour cette supercar de rester au cœur du spectacle, que ce soit au milieu des grilles de départ ou dans un garage privé très bien garni.














