Lamborghini Miura SV (1972) : elle pourrait faire exploser les enchères

Publié le 11 avril 2026 à 07:00
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Porté par un marché des Miura SV en pleine effervescence, un exemplaire à l’état quasi neuf s’apprête à passer sous le marteau lors de la vente Mecum Indy 2026.

Sur le marché des voitures de collection, la Lamborghini Miura occupe une place à part : considérée comme la première supercar de l’histoire, chaque exemplaire bien conservé fait grimper les enchères un peu plus haut. Ces derniers mois, les versions SV ont enchaîné des montants spectaculaires, au point de redessiner la hiérarchie des icônes des années 70.

Lamborghini Miura SV : une pièce vraiment unique

Dans ce contexte brûlant arrive une Miura très particulière : une Lamborghini Miura SV P400 de 1972, châssis n°5066, annoncée à la vente Mecum Indy le 16 mai 2026. Unique combinaison Bleu Tahiti, liserés dorés et cuir blanc, kilométrage quasi neuf… Au point de faire vaciller le dernier record aux enchères de la Miura SV ? Sur la fiche de Mecum, cette Miura apparaît comme le seul exemplaire connu livré d’usine en Bleu Tahiti, avec des éléments extérieurs dorés et un habitacle en cuir blanc. Un trio de couleurs très années 70, spectaculaire sur les courbes signées Bertone, qui donne à cette SV l’allure d’un objet d’art plus que d’une simple sportive. L’auto a été entièrement restaurée par Cremonini Carrozzeria, spécialiste de Modène réputé pour ses travaux sur les Lamborghini historiques. Elle affiche seulement 1 516 km au compteur, ce qui la rapproche presque d’une voiture neuve. Et comme châssis de toute dernière génération, elle bénéficie déjà des ultimes améliorations techniques de la Miura SV.

Lamborghini Miura SV : de la première supercar à la Miura SV

Présentée en 1966, la Miura a inauguré pour Lamborghini l’architecture moteur central arrière à douze cylindres, devenue la signature des supercars de Sant’Agata Bolognese. Cette silhouette basse à deux places a immédiatement fasciné, au point que beaucoup la considèrent encore comme la première supercar de série de l’histoire. Dans sa version P400 SV, lancée en 1971 et produite à moins de 150 exemplaires, la Miura atteint sa maturité. Le V12 3,9 litres transversal de 385 ch entraîne les roues arrière via une boîte manuelle à 5 rapports, avec carter d’huile séparé, châssis renforcé, suspension arrière revue et, détail appréciable, climatisation.
En 2024, une Miura P400 SV de 1972 issue de la collection Dare to Dream a atteint 4 900 000 $ (environ 4,5 millions d’euros) lors d’une vente RM Sotheby’s à Toronto, déjà après une restauration Cremonini. Le 7 mars 2026, une SV adjugée à Amelia Island par Broad Arrow a porté le record mondial à 6 605 000 $, soit près de 6,1 millions d’euros.

Face à ces montants, l’exemplaire Bleu Tahiti qui passera sous le marteau chez Mecum Indy 2026 le 16 mai aligne plusieurs atouts : combinaison de couleurs unique, seulement 1 516 km au compteur, restauration Cremonini et spécifications de dernière génération. Autant d’éléments qui la placent déjà parmi les candidates crédibles à un nouveau sommet pour la Miura SV.

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À propos de l’auteur
Lucas Brenot
Lucas Brenot
J’aime l’automobile pour ce qu’elle apporte concrètement : la sensation de conduite, le plaisir d’un moteur bien réglé, le soin apporté à un intérieur. J’ai grandi avec des voitures autour de moi, et c’est resté une vraie curiosité au quotidien.
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