Interdites en Europe : ces voitures sportives qu’on admire... mais de loin !
L’Europe se voit peu à peu privée de certaines voitures sportives les plus désirables du marché, sous la pression des normes anti-pollution et de l’électrification massive. Ailleurs, elles continuent de faire rêver... mais sans jamais franchir nos frontières.
Dans un marché dominé par les
SUV et les crossovers, la voiture
de sport devient une espèce rare sur le Vieux Continent. Les compactes
survitaminées disparaissent petit à petit, les berlines sportives
se font plus sages et les rares modèles encore disponibles passent
presque systématiquement par la case électrification.
À cela s’ajoutent des normes
d’émissions toujours plus sévères, qui rendent
l’homologation de certaines mécaniques thermiques tout simplement
impossible, ou économiquement absurde. Résultat des courses,
pendant que l’Europe resserre la vis, d’autres
marchés continuent de profiter de modèles que nous ne pouvons
qu’admirer à distance... en voici une liste.
Nissan Z : le retour du coupé à l’ancienne
© Nissan
Le bolide est également doté d’une transmission automatique à neuf vitesses.
Véritable héritière de la mythique 240Z, la Nissan Z mise sur une recette devenue rare : un V6 3.0 litres biturbo de 405 ch, propulsion et boîte manuelle à 6 rapports disponible. Son style néo-rétro et son positionnement relativement accessible en font l’une des sportives les plus séduisantes du moment. Restylée récemment, elle affine encore son allure. Pourtant, Nissan a renoncé à l’homologuer en Europe, jugeant l’investissement incompatible avec les volumes attendus.
Toyota GR Corolla : la compacte radicale qu’on nous refuse
© Toyota
Elle est également disponible avec la nouvelle boîte de vitesses automatique à 8 rapports Gazoo Racing Direct (GR-DAT) qui équipe déjà la GR Yaris.
Plus extrême que la déjà explosive GR Yaris, la GR Corolla reprend le trois cylindres 1.6 turbo de 304ch dans une configuration musclée, associé à une transmission intégrale développée pour la performance. Avec son châssis affûté et son look agressif, elle incarne l’esprit rallye à l’état pur. Mais cette compacte survitaminée reste exclusivement réservée au Japon et à l’Amérique du Nord.
Dodge Charger : la muscle car qui résiste

Le Dodge Charger équipée du six cylindres en ligne
Hurricane a été aperçue dans les rues américaines. De quoi nous
faire entendre ses vocalises.
Symbole de la culture automobile américaine, la
Dodge Charger continue d’exister dans une version thermique
musclée. Si la nouvelle génération s’ouvre à
l’électrique, elle propose aussi un six cylindres
biturbo développant jusqu’à 550 ch en version Scat Pack.
Héritière du mythique V8 Hemi, elle perpétue
l’esprit muscle car, avec puissance brute et présence imposante. Un
concept devenu presque incompatible avec les
standards européens.
Chevrolet Corvette ZR1 : l’Amérique en mode hypercar
© Chevrolet
La Corvette est depuis toujours l’archétype de la sportive américaine.
Avec la ZR1, la Corvette franchit un cap historique. Son V8 biturbo de 5,5 litres développe 1 064 ch, faisant d’elle l'une des Corvette les plus puissantes jamais produites. Aérodynamique active, performances dignes des hypercars européennes et technologies de pointe : elle joue désormais dans la cour des très grands. Mais malgré son aura mondiale, aucune commercialisation officielle n’est prévue en Europe.
Subaru WRX : l’ADN rallye laissé aux autres
© Subaru
Subaru a profité de sa présence à l'Auto Salon de Tokyo pour dévoiler pour la première fois le prototype de la WRX STI "S210".
Héritière directe des légendes du WRC, la Subaru
WRX conserve sa philosophie : un moteur Boxer 2.4 turbo de
275 ch et la transmission intégrale symétrique qui a fait sa
réputation. Polyvalente, efficace et attachante,
elle représente une certaine idée de la berline
sportive accessible. Une idée qui n’a plus sa place dans les
catalogues européens.
Entre réglementations strictes et
transformation du marché, ces modèles rappellent
que le plaisir automobile n’est plus réparti
équitablement selon les continents. En Europe, il faut parfois
regarder ailleurs pour continuer à rêver...














