Tesla : après Pikes Peak, cap sur la Formule 1 !
Après BYD, une autre marque électrique d'ampleur mondiale considère sérieusement un engagement à moyen terme en Formule 1 : Tesla. Voici ce que l'on sait...
La Formule 1 va-t-elle compter deux nouveaux acteurs de premier plan du monde de l'automobile électrique dans les années à venir ? Quelques semaines après BYD, voici que son concurrent n°1 sur le marché mondial, Tesla, lorgne de près un possible engagement dans la discipline-reine du sport automobile !
BYD : la F1 et le WEC dans le viseur
Comme Sport Auto vous en
parlait dans ses colonnes, BYD a
récemment défrayé la chronique en déclarant étudier la
faisabilité d'une arrivée en F1. Vers la mi-mars,
l'agence Bloomberg révélait en effet que le groupe
chinois scrute de près deux compétitions d'envergure : la
F1 mais aussi le WEC, le
Championnat du monde d'Endurance.
Quand on assiste au boom en visibilité dont jouit
la Formule 1 partout dans le monde, y voir débarquer le
constructeur électrique n°1 de la planète aurait
du sens. Non-seulement pour nourrir sa propre
notoriété mais aussi celle du sport en Chine. Car si le
Grand Prix est de retour sur le long terme au calendrier, le
pays n'a plus de titulaire sur la grille depuis
que Guanyu Zhou a été repêché par la Scuderia
Ferrari en qualité de troisième pilote, un rôle forcément plus
effacé sur le plan médiatique. Les instances du sport,
FIA en tête, ne verraient donc pas d'un mauvais
oeil l'implication d'une marque locale pour doper
leur image auprès du public.
Autre argument pour BYD :
les Etats-Unis. Galvanisée par la série
Drive to Survive sur
Netflix, la popularité de la F1
outre-Atlantique va crescendo depuis des années, au point
que trois Grands Prix y sont organisés entre
Miami, Austin et Las Vegas. Or, le marché nord-américain
reste l'un des objectifs de BYD, pour l'instant
contraint dans ses plans de vente par les droits de douane
imposés par l'administration Trump. Mais, dans
l'intervalle, s'impliquer en F1 pourrait permettre à la marque de
poser les jalons d'une future offensive
commerciale.
Enfin, l'évolution de la technologie en F1
pourrait suffire à convaincre le constructeur de faire le pas.
Depuis l'entame de la saison 2026, les monoplaces sont en effet
propulsées par une nouvelle génération de
groupe-propulseurs, toujours développés sur la base d'un
V6 turbo mais dont la part d'hybridation est désormais
portée à 50% d'efficience électrique : un domaine qui sied
plutôt bien à une marque dont les modèles 100% durables inondent le
marché depuis plusieurs années, au point d'avoir bouleversé
la mainmise de Tesla.
Tesla en route vers les Grands Prix ?
Il semble que cet intérêt toujours plus vif pour la
F1, son glamour et son exposition mondiale, donnerait
des idées du côté de la concurrence. D'après
nos informations, le directoire de Tesla considère
à son tour une implication future au sommet de la pyramide du sport
automobile. Ce projet, s'il va à son terme, serait alors une
première pour la marque électrique.
Certes, des Tesla dans le domaine sportif, ça
s'est déjà vu. Comme lorsque le pilote américain Randy
Pobst s'aligna dans la célèbre montée de
Pikes Peak au volant de modèles de la
gamme. Il y a eu, d'abord, une Model 3 Performance
en 2020, puis une Model S Plaid, en 2021 et 2023.
Chacune était évidemment préparée pour l'occasion avec, notamment
pour la Model S Plaid, une motorisation
débridée, d'une puissance de 760 kW (soit
1.033 chevaux), et un kit aérodynamique
spécifique.
Cet épisode mis à part, Tesla n'a encore
jamais songé à une implication d'usine, ou même un
partenariat, dans quelque forme de compétition automobile, pas même
aux Etats-Unis. Mais cela est en passe de changer.
Et ce pour plusieurs raisons. La première est d'ordre
marketing. Entre une gamme qui tarde à se
réinventer, un Roadster sans cesse repoussé et la montée en
puissance des marques chinoises, Tesla se cherche un second
souffle. La Formule 1 pourrait lui apporter ce boost en
visibilité, à l'heure où la série bat pavillon
américain avec une nouvelle écurie,
Cadillac, trois courses nationales et une
nouvelle génération de fans biberonnée à
Drive to Survive.
Comme pour BYD,
l'autre argument de taille en faveur de Tesla est sa longue
expertise des batteries, et tout ce qui implique leur
exploitation dans un environnement automobile. Or, avec
l'évolution technologique que vit actuellement la
F1, profiter des moyens et de la matière grise d'un
constructeur n'est pas négligeable pour une écurie existante, à
l'image des partenariats techniques entre Red Bull
Racing et Ford Performance,
ou entre Haas F1 et le Toyota
Gazoo Racing.
Affaire à suivre, donc, en attendant de savoir si Tesla est effectivement intéressée par relever le défi de la Formule 1, en tant que partenaire technique ou même motoriste. A moins que cette histoire ne renferme comme une petite odeur de poisson d'avril ?...














