Tesla : après Pikes Peak, cap sur la Formule 1 !

Publié le 1 avril 2026 à 07:00
Tesla : après Pikes Peak, cap sur la Formule 1 !

Après BYD, une autre marque électrique d'ampleur mondiale considère sérieusement un engagement à moyen terme en Formule 1 : Tesla. Voici ce que l'on sait...

La Formule 1 va-t-elle compter deux nouveaux acteurs de premier plan du monde de l'automobile électrique dans les années à venir ? Quelques semaines après BYD, voici que son concurrent n°1 sur le marché mondial, Tesla, lorgne de près un possible engagement dans la discipline-reine du sport automobile !

BYD : la F1 et le WEC dans le viseur

Comme Sport Auto vous en parlait dans ses colonnes, BYD a récemment défrayé la chronique en déclarant étudier la faisabilité d'une arrivée en F1. Vers la mi-mars, l'agence Bloomberg révélait en effet que le groupe chinois scrute de près deux compétitions d'envergure : la F1 mais aussi le WEC, le Championnat du monde d'Endurance.
Quand on assiste au boom en visibilité dont jouit la Formule 1 partout dans le monde, y voir débarquer le constructeur électrique n°1 de la planète aurait du sens. Non-seulement pour nourrir sa propre notoriété mais aussi celle du sport en Chine. Car si le Grand Prix est de retour sur le long terme au calendrier, le pays n'a plus de titulaire sur la grille depuis que Guanyu Zhou a été repêché par la Scuderia Ferrari en qualité de troisième pilote, un rôle forcément plus effacé sur le plan médiatique. Les instances du sport, FIA en tête, ne verraient donc pas d'un mauvais oeil l'implication d'une marque locale pour doper leur image auprès du public.
Autre argument pour BYD : les Etats-Unis. Galvanisée par la série Drive to Survive sur Netflix, la popularité de la F1 outre-Atlantique va crescendo depuis des années, au point que trois Grands Prix y sont organisés entre Miami, Austin et Las Vegas. Or, le marché nord-américain reste l'un des objectifs de BYD, pour l'instant contraint dans ses plans de vente par les droits de douane imposés par l'administration Trump. Mais, dans l'intervalle, s'impliquer en F1 pourrait permettre à la marque de poser les jalons d'une future offensive commerciale.
Enfin, l'évolution de la technologie en F1 pourrait suffire à convaincre le constructeur de faire le pas. Depuis l'entame de la saison 2026, les monoplaces sont en effet propulsées par une nouvelle génération de groupe-propulseurs, toujours développés sur la base d'un V6 turbo mais dont la part d'hybridation est désormais portée à 50% d'efficience électrique : un domaine qui sied plutôt bien à une marque dont les modèles 100% durables inondent le marché depuis plusieurs années, au point d'avoir bouleversé la mainmise de Tesla.

Tesla en route vers les Grands Prix ?

Il semble que cet intérêt toujours plus vif pour la F1, son glamour et son exposition mondiale, donnerait des idées du côté de la concurrence. D'après nos informations, le directoire de Tesla considère à son tour une implication future au sommet de la pyramide du sport automobile. Ce projet, s'il va à son terme, serait alors une première pour la marque électrique.
Certes, des Tesla dans le domaine sportif, ça s'est déjà vu. Comme lorsque le pilote américain Randy Pobst s'aligna dans la célèbre montée de Pikes Peak au volant de modèles de la gamme. Il y a eu, d'abord, une Model 3 Performance en 2020, puis une Model S Plaid, en 2021 et 2023. Chacune était évidemment préparée pour l'occasion avec, notamment pour la Model S Plaid, une motorisation débridée, d'une puissance de 760 kW (soit 1.033 chevaux), et un kit aérodynamique spécifique.
Cet épisode mis à part, Tesla n'a encore jamais songé à une implication d'usine, ou même un partenariat, dans quelque forme de compétition automobile, pas même aux Etats-Unis. Mais cela est en passe de changer. Et ce pour plusieurs raisons. La première est d'ordre marketing. Entre une gamme qui tarde à se réinventer, un Roadster sans cesse repoussé et la montée en puissance des marques chinoises, Tesla se cherche un second souffle. La Formule 1 pourrait lui apporter ce boost en visibilité, à l'heure où la série bat pavillon américain avec une nouvelle écurie, Cadillac, trois courses nationales et une nouvelle génération de fans biberonnée à Drive to Survive.
Comme pour BYD, l'autre argument de taille en faveur de Tesla est sa longue expertise des batteries, et tout ce qui implique leur exploitation dans un environnement automobile. Or, avec l'évolution technologique que vit actuellement la F1, profiter des moyens et de la matière grise d'un constructeur n'est pas négligeable pour une écurie existante, à l'image des partenariats techniques entre Red Bull Racing et Ford Performance, ou entre Haas F1 et le Toyota Gazoo Racing.

Affaire à suivre, donc, en attendant de savoir si Tesla est effectivement intéressée par relever le défi de la Formule 1, en tant que partenaire technique ou même motoriste. A moins que cette histoire ne renferme comme une petite odeur de poisson d'avril ?...

Nos marques populaires Voir tout

Sport Auto