Cette supercar des années 80 renaît enfin : un détail l’a empêchée de démarrer
Abandonnée pendant près de trente ans, cette Nova kit-car des années 80 semblait condamnée à la casse. Quand Hudson Auto Films y greffe un moteur Alfa Romeo, la vraie bataille commence.
À première vue, cette supercar des années 80 abandonnée semblait bonne pour la casse. Sous la coque futuriste de cette Nova couleur orange, tout n’était que rouille, bricolage douteux et pièces manquantes, après près de trente ans passés à l’abandon en bordure d’une zone industrielle.
C’est pourtant cette épave que le YouTubeur britannique à l’origine de la chaîne Hudson Auto Films a choisie comme projet de rêve. Il a documenté chaque étape de la reconstruction, jusqu’au moment où, après des semaines de galères, le moteur a enfin accepté de tourner. Mais avant ce déclic, tout s’est compliqué.
Une Nova pourrie par la rouille mais choisie pour renaître
La Nova est un kit-car léger inspiré des prototypes de course des années 1960, assemblé dans les années 1970 et 1980 sur des bases modestes. Celle retrouvée par Hudson ressemblait surtout à une coque posée sur un châssis mangé par la corrosion, avec des planchers percés, des boulons soudés par la rouille et même de la mousse expansive et des journaux coincés dans la structure.

Plutôt que de remettre simplement la mécanique d’origine en état, Hudson a choisi un pari beaucoup plus audacieux : installer un moteur Alfa Romeo de course turbocompressé. Ce bloc, prévu au départ pour des carburateurs, devait passer à une injection électronique moderne, avec capteurs, faisceau sur mesure, calculateur programmable et logiciel de réglage.
Trois semaines à chercher une étincelle qui ne venait pas
Une fois le moteur posé dans la baie, les choses sérieuses ont commencé. Capteurs branchés, câbles partout, logiciel ouvert sur l’ordinateur portable : le quatre cylindres Alfa se lançait au démarreur, mais ne donnait jamais la moindre étincelle. Pendant près de trois semaines, Hudson a vérifié sans relâche le câblage, les bobines et l’électronique, sans trouver de défaut évident.
La cause se cachait en réalité dans le logiciel de cartographie. Le mode test utilisé pour vérifier l’installation ne déclenchait tout simplement pas le système d’allumage. Tout le matériel était bon, mais dans cette configuration, le moteur ne pouvait pas démarrer. En sortant de ce mode et en testant l’allumage en conditions réelles, le bloc a enfin toussé, puis pris vie quelques secondes.
Du ralenti chaotique à la vraie renaissance de la supercar
Ce premier démarrage n’était qu’une étape. Le moteur refusait de tenir le ralenti, calait sans cesse et sentait l’essence brute. Une pompe à carburant qui ne restait active qu’au moment de l’amorçage affamait le moteur, tandis qu’un capteur de température de liquide de refroidissement envoyait de mauvaises données au calculateur, qui injectait alors bien trop d’essence.
À force d’ajuster les tables de carburant, de recalibrer les capteurs et de corriger les petits oublis, comme la courroie de pompe à eau manquante, le moteur Alfa a fini par se stabiliser et tourner au ralenti, seul, dans le châssis de la Nova. Pour la première fois, cette supercar des années 80 abandonnée qui redémarre enfin prouvait que ce montage façon Frankenstein fonctionnait réellement. Hudson peut désormais peaufiner le refroidissement, revoir l’admission et préparer l’arrivée du turbo qui fera de cette petite Nova une machine vraiment sauvage.














