Audi R18 TDI Ultra : le dernier pur prototype diesel, signé Audi, réapparaît sur le marché
Alors qu'Audi prépare son arrivée en F1 en 2026, un de ses ultimes monstres diesel ressurgit en coulisses. Une Audi R18 TDI Ultra ex-usine vient d'être mise en vente à Londres.
Alors qu'Audi s'apprête à faire ses grands débuts en Formule 1 en 2026, la mémoire de ses années de domination en endurance refait surface. Au début des années 2010, la marque aux anneaux a empilé les victoires aux 24 Heures du Mans avec ses prototypes diesel, dont la spectaculaire Audi R18 TDI Ultra. La marque a signé treize succès au Mans entre 2000 et 2016, avec un sommet en 2011 après deux crashs terrifiants mais sans blessés graves. Aujourd'hui, l'un des très rares exemplaires d'usine, le châssis 107 de l'Audi R18 TDI Ultra, réapparaît sur le marché international. Une opportunité presque jamais vue...
Audi R18 TDI Ultra : ex-usine, aujourd'hui en vente
Il s'agit d'une Audi R18 TDI Ultra de 2011,
prototype LMP1 d'Audi Sport Team Joest à monocoque carbone et
cockpit fermé. Son V6 3,7 litres TDI turbo délivre plus de 530 ch
pour environ 900 kg, avec les premiers phares full LED vus au Mans.
Sur les huit R18 TDI Ultra produites, deux ont été
détruites et six seulement roulent encore. Le châssis 107 est
considéré comme le dernier de cette lignée purement diesel, avant
le passage à la R18 hybride.
Après sa carrière officielle, Audi l'a reconfiguré aux couleurs de
la gagnante du Mans 2011, l'a utilisé en
promotion, puis l'a offert à André Lotterer. Il est aujourd'hui en
vente à Londres, prix seulement sur demande.
Audi R18 TDI Ultra : une vie de course bien remplie
En 2011, le châssis 107 a disputé l'Intercontinental Le
Mans Cup, ancêtre du WEC, avec des résultats en dents de
scie : quatrième à Imola, septième à Silverstone après un
carambolage avec une GT, puis d'autres courses perturbées par la
malchance. Il appartient à la même génération que les trois
R18 engagées au Mans cette année-là face aux Peugeot
908.
Lors de cette édition, deux R18 ont été pulvérisées dans des
accidents impressionnants d'Allan McNish et Mike
Rockenfeller, laissant intacte la cellule de survie et leurs
pilotes vivants, pendant que la voiture soeur n°2 offrait à
Audi une dixième victoire au Mans avec seulement
13,854 secondes d'avance.
Rappelé en 2012 pour les 12 Heures de Sebring, le châssis 107 y a
signé la pole avant de terminer à quinze tours du vainqueur.
Officiellement, le vendeur ne donne aucun tarif et
indique un prix sur demande, classique pour ce
niveau. Sur le marché, un prototype moderne d'usine éligible à
Le Mans Classic ou Goodwood se
situe en général à sept chiffres, autour du million d'euros. En
2021, un autre châssis R18 TDI Ultra jamais engagé avait déjà été
vendu ; le 107, avec son vrai palmarès et ses passages entre les
mains d'André Lotterer puis Benoît Tréluyer, va plus loin
encore.
Le plus étonnant, c'est que cette R18 reste exploitable : son V6 TDI a été conçu pour tenir près de 10 000 km entre deux révisions majeures, la boîte environ 7 000 km. Avec une équipe spécialisée et un stock de pièces, son futur propriétaire pourra vraiment rouler en événements historiques et prolonger l'héritage d'Audi au Mans au moment où la marque se tourne vers la F1 hybride.














