Il paie plus de 22 000 € pour restaurer sa Mustang : 5 ans après, son garagiste le surprend

Publié le 2 avril 2026 à 10:00
mustang mach 1

En 2020, Kevin Bickley confie sa Ford Mustang Mach 1 de 1969 à un atelier du Tennessee pour une restauration à plus de 24 000 dollars. Cinq ans plus tard, il récupère son rêve brisé et entraîne son garagiste devant la justice américaine.

Aux États-Unis, la restauration d’une voiture de collection peut avaler des dizaines de milliers de dollars et durer des mois. Quand Kevin Bickley a confié sa Ford Mustang Mach 1 de 1969 à un atelier du Tennessee, il pensait lancer un beau projet, pas vivre une bataille de longue haleine contre son garagiste.

En octobre 2020, ce passionné dépose sa Mustang chez Miller's Performance and Restoration, à Sevierville. Le devis prévoit une nouvelle boîte de vitesses, des jantes neuves, un habitacle sur mesure avec volant neuf et une peinture Grabber Orange éclatante, le tout livré avant Pâques 2021, pour 24 312 dollars, soit un peu plus de 22 000 €. La suite va transformer cette restauration en cauchemar judiciaire.

Une restauration Mustang promise en six mois qui s’enlise pendant des années

Au lieu d’avancer, la voiture reste quasi immobile dans l’atelier. En 2023, Kevin Bickley se rend à plusieurs reprises sur place, au point de participer lui-même à quelques travaux, sans que le chantier ne décolle vraiment. Selon les reportages américains, l’atelier évoque tour à tour des problèmes de santé, de personnel ou de délais de pièces, pendant que l’échéance s’éloigne.

Face à l’absence de progrès réel, des avocats entrent en scène et le garagiste promet encore de "prioriser" la Mustang. Rien n’y fait. Bickley finit par saisir la justice et obtient une décision lui ordonnant la restitution du véhicule, près de cinq ans après l’avoir confié au garage. Ce qu’il découvre alors choque même les habitués des litiges mécaniques.

"Il l'a dépouillée" : la Mustang rendue en morceaux et des pièces introuvables

Lorsque la voiture lui est finalement rendue, elle est à nu. "Comme vous pouvez le voir dans la vidéo, la voiture est en pire état que lorsque je la lui ai donnée. Il l'a dépouillée. Il a gardé les portières de la voiture. Il a gardé le capot. Il a retiré le pont arrière. Il a retiré la suspension avant. Je n'ai rien récupéré de tout ça", a déclaré Kevin Bickley à WATE. Il affirme ne pas savoir où sont passées ces éléments majeurs.

Pour un modèle considéré comme une muscle car iconique, dont une restauration complète peut coûter entre 40 000 et 60 000 dollars (environ 37 000 à 55 000 €) et se revendre bien plus cher, le choc financier s’ajoute à la déception. Bickley se retrouve avec une coque démontée, sans les pièces qu’il pensait retrouver, malgré les plus de 24 000 dollars déjà versés.

Autres clients, poursuites et inculpation du garagiste Corey Miller

L’atelier de Corey Miller n’est pas mis en cause que par Kevin Bickley. Dans une autre affaire, Jeff Ratliff confie un pick-up Ford F-100 de 1956 pour une lourde transformation, paie environ 25 000 dollars (près de 23 000 €), et ne récupère qu’un camion largement démonté. Dix mois plus tard, il porte plainte pour récupérer le véhicule et réclamer aussi 10 000 dollars (un peu plus de 9 000 €) pour un moteur Coyote qui, selon lui, n’a jamais été acheté.

De son côté, Corey Miller se défend auprès de WATE : "J'étais au milieu de la restauration d'un véhicule qui prend beaucoup de temps. Des dégâts supplémentaires ont été découverts sur ce véhicule. Il y avait des pièces qui devaient être payées par Kevin Bickley, il ne les a pas payées. On lui a dit il y a trois ans, en 2023, de venir récupérer sa voiture. Elle est restée en ma possession ; elle aurait dû m'appartenir. Il aurait dû y avoir un privilège de garagiste dessus. En quoi est-ce ma faute s'il lui a fallu cinq ans pour récupérer sa voiture ? Ce n'est pas le cas. C'est la faute de Kevin Bickley", a déclaré Corey Miller. En octobre 2023, un grand jury du comté de Sevier l’a tout de même inculpé pour cinq chefs liés au contrôle illégal de voitures de clients ; son procès pénal est programmé pour avril 2026.

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