Mitsubishi Galant : cette JDM signée AMG voit sa cote exploser, et vous ne l’avez probablement jamais vue

Publié le 1 juin 2026 à 18:00
Mitsubishi Galant : cette JDM signée AMG voit sa cote exploser, et vous ne l’avez probablement jamais vue

Bien avant d’être totalement associé à Mercedes, AMG a transformé une discrète Mitsubishi Galant pour le marché japonais. Une rareté de 170 ch produite à seulement quelques centaines d’exemplaires.

On associe spontanément AMG aux Mercedes qui grondent sur l’autoroute. Pourtant, à la fin des années 80, le préparateur allemand a posé sa signature sur une berline japonaise très sage en apparence : la Mitsubishi Galant AMG. Oui, Affalterbach a vraiment boosté une Galant réservée au marché japonais.

Derrière cette série méconnue se cache un joli concentré de culture auto : un moteur 2.0 litres 4G63 porté à environ 170 ch, un régime qui file jusqu’à 8 000 tr/min et à peine 500 exemplaires produits. Longtemps éclipsée par la Galant VR-4, cette JDM discrète commence à attiser la curiosité des collectionneurs.

Mitsubishi Galant AMG : quand Affalterbach s’invite au Japon

AMG naît en 1967 autour de Hans Werner Aufrecht et Erhard Melcher, deux ingénieurs passés par Mercedes, avec une obsession : tirer plus de puissance de moteurs existants. Tant que la marque reste indépendante, elle peut accepter des projets extérieurs. Mitsubishi la sollicite d’abord pour la Debonair V3000 Royal AMG, surtout cosmétique.

En 1989, la marque japonaise veut aller plus loin et donne à AMG une base sérieuse : la Galant de sixième génération en version GTi-16V. La préparation reste réservée au marché japonais, dans la pure logique JDM. La plupart des sources évoquent environ 500 voitures assemblées entre 1989 et le début des années 90, avec quelques immatriculations tardives.

Un 4G63 préparé AMG : 170 ch et 8 000 tr/min

Sous le capot, on retrouve le quatre cylindres 2.0 litres 4G63 atmosphérique, qui sort autour de 140 à 145 ch sur une Galant GTi classique. AMG revoit profondément le moteur : pistons spécifiques, arbres à cames plus agressifs, ressorts de soupapes en titane, collecteur d’admission et échappement plus généreux, gestion moteur adaptée.

Résultat : environ 168 à 170 ch, un moteur plus rempli à mi-régime et surtout une zone rouge décalée à 8 000 tr/min, soit environ 500 tr/min de mieux que le bloc standard. Associé à une boîte manuelle à cinq rapports ou une automatique à quatre, ce moteur place la Mitsubishi Galant AMG au niveau des berlines sportives européennes du début des années 90.

Type I, Type II : une JDM ultra rare qui fait grimper les enchères

AMG ne touche pas qu’au moteur. La Galant spéciale se limite à deux teintes sombres, noir ou gris, avec des boucliers plus massifs, un aileron bien dessiné, des jantes de 15 pouces et des logos partout. La Type I adopte un aileron plus proéminent, des jantes plus sombres et un habitacle plus spartiate que la Type II, plus discrète.

À l’intérieur, seuils de portes, volant à quatre branches et tapis reçoivent le blason AMG, avec au choix sièges tissu ou sellerie cuir. Sur le marché de la collection, les exemplaires kilométrés tournent encore sous les 9 000 €, quand les plus beaux dépassent facilement 15 000 €, à condition d’être complets et de conserver leurs pièces spécifiques.

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