Lotus 340R : le roadster le plus extrême des années 2000 vaut aujourd'hui une fortune

Publié le 10 juin 2026 à 18:00
Lotus 340R : le roadster le plus extrême des années 2000 vaut aujourd'hui une fortune

Produite à seulement 340 exemplaires, la Lotus 340R pousse le concept de l'Elise à l'extrême. Une machine sans compromis devenue aujourd'hui un véritable objet de collection.

Imaginez une Lotus Elise passée à la machine à laver, toutes ses tôles superflues arrachées, plus de toit, plus de vitres, juste un châssis, deux sièges et un moteur hurlant derrière vous. Ce jouet grandeur nature existe : il s'appelle Lotus 340R, un roadster aussi radical que le Smart Crossblade, mais pensé pour avaler des courbes plutôt que des trottoirs.

On la surnomme souvent la version Smart Crossblade de la Lotus Elise : même idée de voiture ouverte à tous les vents, mais ici greffée sur un châssis d'Elise de piste, à moteur central. Produite en seulement 340 exemplaires numérotés en 2000, tous vendus avant même de quitter l'usine, elle est devenue un véritable graal pour les collectionneurs, et quelques rares exemplaires réapparaissent parfois aux enchères.

Lotus 340R : quand la Lotus Elise vire barquette extrême

Fin des années 1990, Lotus travaille avec le magazine britannique Autocar sur une Elise poussée à l'extrême : une sorte de voiture de course de route pour les journées circuit. Le concept débute lors du Birmingham International Motor Show de 1998, avec un objectif clair : exploiter à fond le châssis aluminium extrudé de l'Elise en supprimant tout ce qui ne sert pas à aller vite et à sentir la route.

En 2000, la Lotus Elise 340R arrive en production, limitée à 340 unités, toutes prévendues. Sous l'arceau, on trouve un quatre-cylindres Rover K-Series 1,8 litre en position centrale arrière, 177 ch pour environ 172 Nm, associé à une boîte manuelle à 5 rapports. Avec un poids officiel d'environ 601 kg seulement, la version la plus affûtée frôle les 340 ch par tonne, d'où son nom.

Pourquoi on l'appelle le Smart Crossblade des Lotus Elise

Chez Lotus, on parle d'une "voiture de course homologuée pour la route" ; dans la pratique, la 340R pousse l'idée popularisée par la Smart Crossblade. Pas de toit, de vitres ni de portes : on enjambe le flanc pour s'installer dans deux baquets à peine protégés par un arceau, entourés d'aluminium et de touches de bleu vif.

Le dessin signé Russell Carr semble sorti d'un prototype : nez de monoplace, ailerons, extracteurs, échappement exposé, feux arrière sur bras apparents. Les pneus Yokohama A038R conçus pour elle offrent du grip, les freins ventilés offrent un freinage très mordant, la direction non assistée parle sans filtre ; au volant, on se croit sur piste, même à des vitesses modérées.

Peut-on encore s'offrir l'une des 340 Lotus 340R ?

À l'époque, une 340R neuve tournait autour de 35 000 £ (environ 40 000 €), déjà une coquetterie pour un engin peu polyvalent. Aujourd'hui, les exemplaires préservés se négocient bien au-dessus, certaines ventes aux enchères ayant déjà dépassé les 72 000 dollars, soit environ 62 000 €, hors frais.

Pour un conducteur qui rêverait d'en ajouter une à son garage, la question dépasse vite le budget. Une Lotus 340R, c'est une barquette homologuée route : casque ou lunettes dès qu'il pleut, zéro coffre, accès acrobatique, moteur Rover K-Series dont l'entretien doit être suivi avec attention, et pièces de carrosserie spécifiques pas simples à trouver. Mais si un jour vous croisez l'une des 340 en vente, vous saurez que cette chose est l'équivalent de la Smart Crossblade chez Lotus, pas un simple délire de préparateur.

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