Ferrari 250 GTO : comment cette voiture de 60 ans a vu son prix exploser jusqu'à 70 M$ chez les milliardaires
En 2026, une Ferrari 250 GTO Bianco Speciale s’est vendue 38,5 millions de dollars lors d’une vente Mecum en Floride. Que cache ce prix vertigineux qui affole les milliardaires et fait exploser la requête "ferrari 250 gto prix" ?
Une voiture âgée de plus de 60 ans qui se vend presque 40
millions de dollars, alors que
des hypercars toutes neuves perdent de la valeur en sortant du
showroom : voilà le paradoxe de la Ferrari 250
GTO. À Kissimmee, en 2026, une 250 GTO a encore été
adjugée 38,5 millions de dollars, soit environ 32,9 millions
d’euros.
Cette GT née au début des années 1960 reste l’une des automobiles
les plus chères du monde, au point que les milliardaires se
surveillent entre eux pour ne pas rater une occasion d’en acheter
une et que la requête "ferrari 250 gto prix" explose sur Google
selon ItalPassion. Mais
comment cette voiture vendue neuve autour de 18 000 dollars, soit
près de 15 400 €, a-t-elle pu atteindre de tels sommets ?
Ferrari 250 GTO : des enchères à plus de 50 millions de dollars
Cette vente Bianco Speciale concerne la seule 250 GTO livrée neuve en blanc, châssis 3729GT, restée très proche de son état d’origine. Proposée chez Mecum à Kissimmee, cette voiture jamais restaurée en profondeur atteint 38,5 millions de dollars, environ 32,9 M€, sans battre pour autant les records précédents du modèle.

D’autres ventes ont hissé la valeur de la 250 GTO encore plus haut : 48,4 millions de dollars en 2018 à Monterey, puis 51,7 millions (environ 44,2 M€) en 2023 à New York, record public pour une Ferrari. En privé, une transaction autour de 70 millions de dollars est évoquée, pendant que la Mercedes 300 SLR Uhlenhaut a atteint 135 M€.
Une Ferrari 250 GTO née pour la course et produite au compte-gouttes
Présentée en février 1962 à Maranello, la 250 GTO a été dessinée
pour le championnat du monde FIA GT, plus proche d’une voiture de
course que d’une GT de route. Giotto Bizzarrini puis Mauro
Forghieri ont travaillé l’aérodynamique et le châssis autour du
V12 Colombo 3,0 litres, six carburateurs Weber,
presque 300 chevaux et une fiabilité taillée pour l’endurance.
Les résultats ont vite validé ce choix : victoire de catégorie et
deuxième place au général aux 12 Heures de Sebring 1962, succès à
la Targa Florio, au Tour de France Automobile, au Nürburgring 1000
km, aux
24 Heures du Mans, avec trois titres FIA consécutifs en GT. En
parallèle, seulement 36 voitures sortent d’usine
entre 1962 et 1964, dont 33 de première série et trois Series
II.
Pourquoi les milliardaires se disputent encore la Ferrari 250 GTO
Au début des années 1960, cette Ferrari se vend autour de 18 000
dollars, soit près de 15 400 €, un tarif énorme, d’autant
qu’Enzo
Ferrari choisit lui-même ses clients. Résultat : les 36
voitures produites sont toutes recensées, toujours en circulation,
suivies châssis par châssis. Leur ligne signée Sergio Scaglietti,
long capot et poupe compacte, est devenue une sculpture
roulante.
Dans ce contexte, une 250 GTO sert surtout de passeport vers un
club minuscule. On y croise Ralph Lauren, Nick Mason de Pink Floyd,
Lawrence Stroll, David MacNeil ou, plus récemment, l’entrepreneur
David SK Lee, acheteur de la Bianco Speciale. Rassemblements privés
à Monterey, Pebble Beach ou Goodwood, plateaux réservés, valeur
stable sur des décennies : pour ces fortunes, la 250 GTO réunit
passion et symbole de pouvoir.














