On dirait une voiture de course, pourtant cette Nissan GT-R R35 revue par Liberty Walk roule bien sur route ouverte
Cette Nissan GT-R Liberty Walk pousse l’agressivité visuelle à son maximum. Sous cette carrosserie radicale se cacherait pourtant une R35 fidèle à sa configuration d’origine.
Sur Instagram, une Nissan GT-R Liberty Walk en noir mat affole les compteurs de likes, et même si vous ne fréquentez pas les paddocks, difficile de passer à côté. Base R35 oblige, on parle de la GT japonaise surnommée Godzilla, ici passée entre les mains du préparateur JDM le plus spectaculaire du moment, Liberty Walk.
Cette GT-R a tout d’une voiture de course : ailes rivetées, aileron de compétition, diffuseur géant, pneus à lettrage blanc. Pourtant, elle reste une vraie auto de route, immatriculée, utilisable, sans transformation moteur connue. Elle joue la carte "pistarde de week-end" sans renier la fiabilité et la polyvalence de la R35 d’origine, ce qui renforce encore son aura de Godzilla respecté plutôt que martyrisé.
Nissan GT-R Liberty Walk : Godzilla en tenue de course
À la base, la GT-R R35, c’est un V6 3,8 litres biturbo, transmission intégrale et un niveau de performance qui n’a déjà rien de timide. Beaucoup de préparateurs gonflent ce bloc à des puissances délirantes, mais Liberty Walk suit une autre voie : ici, le moteur resterait d'origine, tout l’effort porte sur la silhouette. Résultat, on garde le cœur de Godzilla, avec une robe entièrement repensée façon GT3.
Le kit widebody ajoute d’énormes extensions d'ailes qui élargissent la voiture visuellement et physiquement, reliées à des jupes latérales plus agressives. À l’avant, un nouveau capot sculpté, des appendices tranchants sur le pare-chocs et une lame qui semble réglable donnent ce nez de prototype d’endurance. On a vraiment l’impression de voir une auto prête à être poussée sur la grille de départ.
Widebody, carbone sec et aileron XXL : la scène JDM en pleine rue
De profil, les ailes rivetées encadrent des jantes à cinq branches au dessin très simple, chaussées de pneus Advan avec marquage blanc, un code visuel typiquement JDM. L’arrière est encore plus théâtral : énorme aileron type GT, petit becquet posé sur le coffre, bouclier retravaillé et diffuseur qui encadre les quatre sorties d’échappement avec des découpes très marquées.
La carrosserie reçoit une finition noir mat, probablement un wrap, habillée de stickers qui cassent l’effet "furtif" pour rappeler l’inspiration compétition. Beaucoup d’éléments sont en "dry carbon", ce carbone sec ultra léger que l’on voit d’habitude sur des voitures de course ou des hypercars. Sur route ouverte, ce matériau apporte surtout un look très technique et une sensation de pièce "de paddock", au service du style plus que du chrono.
Voiture de course homologuée route, mécanique préservée
Liberty Walk s’est bâti une réputation mondiale sur ses kits carrosserie extrêmes plutôt que sur les préparations moteur. Cette GT-R suit cette philosophie : esthétique radicale, mais aucune indication d’un gain de puissance, ni d’échappement sport ou de gros turbos. Godzilla garde donc ses entrailles d’origine, connues pour encaisser le kilométrage sans problème quand on respecte l’entretien.
Pour un conducteur ou une conductrice, cela change tout : on profite d’un look de voiture de course, tout en conservant la fiabilité Nissan, les assistances, la possibilité de passer le contrôle technique et de rester dans les clous de l’assurance. Cette Nissan GT-R Liberty Walk ressemble à une bête de circuit échappée des stands, mais au fond, c’est toujours une supercar utilisable, simplement devenue bien plus intimidante dans le rétro des autres.














