Il démonte l’échappement rouillé de sa Ferrari 512 BBi et découvre l’ampleur réelle des dégâts

Publié le 25 août 2026 à 19:00
Il démonte l’échappement rouillé de sa Ferrari 512 BBi et découvre l’ampleur réelle des dégâts

Douze ans d’immobilisation ont laissé de lourdes traces sur cette Ferrari 512 BBi. Mais son échappement d’origine, dont le remplacement peut coûter plus de 17 000 €, a échappé à la benne.

Une Ferrari 512 BBi couverte de rouille, un propriétaire têtu et un passionné qui refuse de laisser mourir cette icône : voilà le point de départ. En lançant la restauration de cette italienne rouillée sur sa chaîne, le youtubeur Ratarossa pensait surtout remplacer quelques pièces fatiguées. La tentative de sauver l’échappement va pourtant réserver une sacrée surprise.

Sortie de son long sommeil près d’une grange, la voiture affiche carrosserie terne, intérieur poussiéreux et dessous bien attaqué. Après le premier nettoyage, l'ampleur des dégâts commence seulement à se dessiner : traces de bricolage ancien, corrosion généralisée, surprises à venir à chaque démontage. Ratarossa décide malgré tout de sauver un maximum de pièces d'origine, quitte à affronter la pire zone, l'échappement rongé, que des spécialistes réussiront finalement à sauver.

Ferrari 512 BBi rouillée : une supercar oubliée pendant 12 ans

Cette Ferrari 512 BBi est restée garée dehors, immobile, pendant environ douze ans. Le futur restaurateur met six mois à convaincre le propriétaire de s'en séparer. Une fois la voiture à l'atelier, un nettoyage en règle rend la silhouette à peu près présentable, mais le dessous raconte une autre histoire, bien moins flatteuse.

Les premières surprises apparaissent dès le démontage des freins. Les étriers arrière ont été montés avec les vis de purge vers le bas, ce qui empêche toute purge normale du circuit. À l'avant, les étriers sont carrément inversés. Ces indices de bricolage annoncent le vrai problème : partout, la rouille a gagné du terrain, et l'échappement semble au bord de la désintégration.

Un échappement complexe qui cache des réparations sauvages

Sur cette berlinette à moteur flat‑12, l'échappement n'a rien d'un simple tube. "Le système d'échappement de la BBi est plutôt complexe", explique le youtubeur Ratarossa, avant de détailler : "on a deux silencieux latéraux, deux silencieux principaux et quatre collecteurs". Tous sont piqués, mais il refuse de les remplacer et les confie à l'atelier CSP pour nettoyage et sablage.

Une fois la rouille décapée, c'est le choc. Sous la couche brunâtre apparaissent de vastes plaques soudées sur des zones déjà attaquées. Ces pansements métalliques ont piégé l'humidité à l'intérieur des silencieux, aggravant la corrosion bien au‑delà de ce qui était visible. Avec la chaleur, les différences d'épaisseur fragilisent aussi les soudures, au risque de fissures et de fuites de gaz d'échappement.

Résultat choquant : un échappement sauvé, remis à neuf pour bien moins cher

La bonne surprise vient du travail de soudure minutieux. Les parties trop atteintes sont découpées, remplacées par de l'acier sain et ressoudées proprement. Les éléments repartent ensuite pour recevoir un revêtement Cerakote, une couche céramique haute température qui protège durablement de la corrosion. Quand les pièces reviennent à l'atelier, Ratarossa lâche : "absolument mieux que neuf".

Un échappement complet neuf pour 512 BBi peut dépasser les 17 000 €. En sauvant les pièces d'origine, le youtubeur épargne une somme considérable et conserve le caractère authentique de la voiture. Dans ce projet précis, un composant apparemment bon pour la benne a, une fois traité correctement, retrouvé sa place sur une supercar de collection.

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