Cette Dodge Challenger de 700 ch venait pour une simple vidange… un employé n’a pas résisté à l’envie de l’essayer
Une simple vidange a viré au cauchemar pour le propriétaire d’une Dodge Challenger SRT Hellcat. Un employé est parti rouler avec la voiture avant de l’accidenter.
Dans la tête de Robert Hill, la journée devait être banale : déposer sa Dodge Challenger SRT Hellcat chez le concessionnaire, patienter le temps d’un passage à l’atelier, repartir avec une voiture en parfait état. Il est finalement reparti sans voiture du tout, après qu’un employé de la concession est parti rouler avec son bolide et l’a détruit.
Le plus douloureux pour ce propriétaire américain, ce n’est pas seulement de voir son coupé de plus de 700 ch finir en épave, mais aussi de se retrouver empêtré dans un bras de fer avec la concession sur l’indemnisation. Car l’entretien n’était qu’un entretien de routine, sans que rien ne laisse présager un tel scénario.
Une Dodge Hellcat de collection laissée pour une simple vidange
Le 3 juillet 2026, Robert Hill confie donc sa Dodge Challenger SRT Hellcat Jailbreak Last Call 2023 à la concession Matt Bowers Chrysler Dodge Jeep Ram de Baton Rouge, en Louisiane. Au programme, rien de plus spectaculaire qu’une vidange d’huile et un changement de filtre, des travaux qui ne nécessitent normalement aucun essai sur route par un technicien.
Ce modèle fait partie du programme "Last Call", qui regroupe les ultimes séries produites en 2023 avant l’arrêt de la Challenger thermique. Sous le capot, un V8 6,2 litres compressé développe 717 ch et un couple massif, propulsant la voiture de 0 à 100 km/h en 3,4 secondes et jusqu’à 325 km/h, uniquement aux roues arrière.
Six heures d’attente, une dépanneuse et une offre inattendue
Ce jour-là, le propriétaire passe près de six heures dans la salle d’attente de la concession, sans imaginer ce qui se joue dehors. Quand la Challenger réapparaît enfin, c’est sur une remorque : l’avant est pulvérisé, phares, calandre et pare-chocs arrachés, organes mécaniques à nu, après un accident survenu alors que la voiture se trouvait sous la garde du garage.
Au lieu de promettre d’emblée un remboursement à la valeur réelle de ce modèle de collection, la concession lui propose d’acheter une autre Hellcat au prix catalogue, en lui "offrant" la suppression de sa surcote de 25 000 dollars, environ 21 000 €. Le rapport de police réclamé à plusieurs reprises ne lui est pas transmis et la direction locale prend la défense de son employé.
Bad buzz, assurances et vos recours face à un garage fautif
L’histoire ne reste pas longtemps entre les murs du garage. Robert Hill la raconte sur Facebook, des créateurs de contenu auto la relaient et dénoncent la gestion de la concession. Face à la colère en ligne, un haut responsable de Stellantis le contacte et le groupe Matt Bowers présente des excuses, en discutant avec les assurances d’une offre d’indemnisation.
L’offre proposée reste pourtant inférieure à l’apport qu’il avait versé pour l'achat de sa Hellcat, ce qui l’éloigne de son projet immobilier. "Je ne peux tout simplement pas accepter un accord qui me ferait reculer dans la réalisation de mes objectifs", écrit-il. Dans ce type de situation, la responsabilité civile du professionnel et son assurance doivent, en principe, couvrir le dommage ; mieux vaut exiger le rapport de police, conserver tous les échanges, prévenir sa propre assurance et, si besoin, se faire accompagner par un avocat ou une association de consommateurs.














