Il s’offre une Bugatti Veyron à seulement 27 ans, mais les vraies dépenses commencent après l’achat

Publié le 19 août 2026 à 07:30
Il s’offre une Bugatti Veyron à seulement 27 ans, mais les vraies dépenses commencent après l’achat

À 27 ans, Austin Huffman s’est offert une Bugatti Veyron achetée sous le prix du marché. Mais entre pannes potentielles et entretien hors norme, son rêve peut vite coûter une fortune.

À 27 ans, posséder une Bugatti Veyron ressemble souvent à un fantasme de milliardaire. Pour l’Américain Austin Huffman, originaire de Pennsylvanie, c’est pourtant le quotidien : ce jeune patron d’une marque d’échappements haut de gamme raconte comment il s’est offert l’hypercar, et pourquoi l’expérience lui donne parfois des sueurs froides.

Tout commence à 19 ans, quand il crée Valvetronic, son entreprise d’échappements pour supercars. Huit ans plus tard, le rêve devient réalité, mais avec un revers : acheter la Veyron n’a pas été le plus intimidant. Ce qui l’inquiète vraiment, ce sont les inconnues mécaniques et financières qui accompagnent le fait de posséder une telle machine.

Huit ans de nuits blanches pour s’offrir une Bugatti Veyron

Au moment où d’autres sortent tout juste des études, Austin développe son business entre l'entrepôt et son ordinateur portable. Il résume ces années en une phrase très simple : "Des nuits blanches innombrables, des défis et toutes les difficultés liées au fait de faire grandir une entreprise pour avoir la chance de posséder quelque chose comme ça." Rien de magique, beaucoup de travail.

Il insiste d’ailleurs sur le temps long : "Ce n’est pas quelque chose qui est arrivé du jour au lendemain et je pense que le moi de 19 ans regarderait le moi de 27 ans aujourd’hui et serait très fier." Sa Veyron n’est pas un caprice financé par un héritage, mais le résultat direct de la croissance de Valvetronic.

Une “bonne affaire” qui fait peur : pannes cachées et coûts explosifs

Pour entrer plus vite dans le cercle fermé des propriétaires, Austin choisit une Veyron en dessous du prix du marché. La raison est claire : boîte de vitesses qui fuit, révisions manquées, moteur qui ratatouille. "Ça fait peur, mais pas pour les raisons auxquelles on pourrait penser", explique-t-il. "Ça fait peur parce qu’il y a beaucoup d’inconnues."

Derrière ces inconnues se cachent des montants vertigineux. Des propriétaires évoquent des vidanges à 3 000–4 000 dollars (environ 2 500–3 500 €), un entretien annuel autour de 20 000 dollars (près de 17 000 €), un train de pneus à plus de 45 000 dollars (environ 38 000 €), sans compter des assurances qui peuvent grimper à 30 000–50 000 dollars par an (26 000–43 000 €). Pour limiter la casse, Austin s’est entouré : un atelier spécialisé, Eurotech Motorsports, a repris l’essentiel des travaux, et le youtubeur Mat Armstrong l’a aidé à choisir les bonnes pièces. Selon lui, "tant que vous avez des gens prêts à s’en occuper, ça va".

Une Veyron noire et blanche, étonnamment compacte et unique à conduire

La Veyron était rouge avec un intérieur assorti. Austin voulait quelque chose de plus discret, aligné avec l’esthétique sombre de Valvetronic. "Je voulais recouvrir la voiture en noir parce que ça colle un peu plus à mon thème", dit-il. Il a donc opté pour un covering noir satiné, avec quelques touches blanches sur le fer à cheval avant, le bouchon de carburant, les rétros et les baguettes. Même le pare-chocs avant, équipé de déflecteurs non d’origine, a été conservé parce qu’il aime ce look.

Au volant, la surprise vient du gabarit et du confort. Il trouve "intéressant" de voir la Veyron garée à côté d’une Lamborghini Aventador : elle paraît presque petite à côté. L’auto reste très confortable, avec une accélération fulgurante mais fluide, loin de l’agressivité de certaines supercars récentes. Le vrai défaut, selon lui, c’est le rayon de braquage catastrophique, qui complique chaque manœuvre serrée. Pour le reste, "la sensation n’a rien à voir avec quoi que ce soit d’autre".

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