Des monoplaces Lotus suspendues à plusieurs mètres du sol : ce musée américain est hors norme
En Alabama, le Barber Vintage Motorsports Museum rassemble des dizaines de Lotus de compétition retraçant près d’un demi-siècle d’histoire. Certaines sont exposées à plusieurs mètres au-dessus du sol.
Au Barber Vintage Motorsports Museum, en Alabama, certaines Lotus ne touchent même plus le sol. Plusieurs monoplaces sont suspendues dans l’immense espace central du bâtiment, parfois à plusieurs mètres de hauteur. Une drôle de façon d’exposer des voitures de course, qui permet surtout de les observer sous des angles assez inhabituels.
Le reste du musée est tout aussi impressionnant. Installé à Leeds, près de Birmingham, le Barber Vintage Motorsports Museum rassemble plus de 1 800 motos et plus de 150 automobiles sur cinq niveaux. Sa collection de motos est reconnue par le Guinness World Records comme la plus importante au monde. Et côté voitures, Lotus occupe une place à part.
Des Lotus suspendues dans le musée
Ici, pas question de simplement aligner les voitures les unes derrière les autres. Le bâtiment s’organise autour d’un grand espace central, avec des véhicules visibles depuis plusieurs étages. Certaines Lotus sont installées en hauteur et semblent flotter dans le vide. D’autres voitures de course occupent les différents niveaux du musée.
Le décor colle plutôt bien à l’histoire du lieu. Le musée fait partie du Barber Motorsports Park, un vaste complexe consacré aux sports mécaniques situé près de Birmingham. Il possède donc son propre circuit, visible depuis une partie du bâtiment et régulièrement utilisé pour des compétitions automobiles et motocyclistes.
60 Lotus de course sous le même toit
Les motos restent largement majoritaires, mais les amateurs de Lotus ont de quoi s’occuper. Le musée annonce posséder 60 voitures de course de la marque britannique. Une collection qui couvre plusieurs décennies et permet de revenir aux débuts de Colin Chapman, bien avant les nombreuses victoires de Lotus en Formule 1.
Une réplique de la Mark I de 1948 fait notamment partie du lot. Colin Chapman avait construit l’originale à partir d’une Austin Seven des années 1930, mais cette première voiture n’existe plus aujourd’hui. On trouve également une Mark IV, que le musée présente comme la première Lotus construite pour un client. La suite permet de mesurer à quel point la petite marque britannique a rapidement changé d’échelle.
De l’Indy 500 à la dernière F1 Lotus
L’histoire passe aussi par les États-Unis. Le musée possède la Lotus Type 29 pilotée par Dan Gurney lors des 500 Miles d’Indianapolis 1963. Lotus découvrait alors l’épreuve avec une monoplace à moteur arrière. Jim Clark terminera deuxième cette année-là au volant d’une autre Type 29, tandis que Gurney prendra la septième place.
Quelques décennies plus tard, l’histoire de Team Lotus touche à sa fin. Le musée expose une Type 109 de 1994, présentée comme la dernière Formule 1 construite par Lotus et la dernière engagée par l’écurie historique. Entre cette monoplace et les premières créations de Colin Chapman, le musée rassemble donc près d’un demi-siècle d’histoire. Avec, en prime, quelques Lotus qui se retrouvent littéralement suspendues dans les airs.














