Comment ce Porsche Cayenne s'est-il retrouvé littéralement coupé en deux ? (+images)
Un Porsche Cayenne Coupé a été coupé en deux après avoir percuté un arbre à Dunwoody, en Géorgie. Le conducteur s'en est sorti presque indemne.
Les photos ne laissent aucune place au doute. Un Porsche Cayenne Coupé, rouge carmin, probablement une version S équipée de freins carbone-céramique et d'un échappement sport, gît en deux morceaux distincts sur une route de Dunwoody, en banlieue d'Atlanta, Géorgie. L'avant et l'arrière sont séparés de plusieurs mètres, reliés par quelques câbles et fragments de structure.
Ce qui est arrivé à ce Cayenne sur Meadow Lane
Le siège passager a été arraché de ses fixations et
retrouvé sur la chaussée. Ce qui reste de l'habitacle,
c'est la zone immédiate du conducteur. Et c'est là que
réside la seule bonne nouvelle de cet accident.
La police de Dunwoody est intervenue en
fin de soirée sur Meadow Lane, non loin de Ridgeview Road.
Un seul véhicule impliqué. La vitesse est citée comme
facteur déterminant par les enquêteurs, même si aucun chiffre
précis n'a été communiqué. Le Cayenne a percuté un arbre à
une vitesse suffisante pour que la structure de l'habitacle cède en
son milieu. Sectionnant ainsi net la carrosserie entre
l'avant et l'arrière.
Le siège conducteur est décrit par la police comme « la
seule partie de l'habitacle restée intacte ».
L'arrière du SUV Porsche (coffre, sièges
arrière, train roulant) s'est retrouvé séparé du reste. Derrière ce
qu'il restait de l'habitacle. L'enquête est toujours en cours et
aucune mise en cause n'a été annoncée à ce stade. En tout cas, pas
officiellement.
Pourquoi le conducteur a survécu
C'est la question qui fascine autant qu'elle
interroge. Un Cayenne coupé en deux après un impact à haute
vitesse contre un arbre : les probabilités de survie paraissent
nulles. Et pourtant, le conducteur s'en est sorti avec des
blessures légères.
La réponse tient dans la conception même de la cellule de survie. Sur les
véhicules modernes, l'habitacle est conçu comme une cage
rigide dont la vocation est d'absorber et de dévier les forces
d’impact. Et ce, même lorsque les éléments périphériques
comme la carrosserie, les trains roulants, les ailes, se déforment
ou se séparent.
Le Cayenne a fait exactement ce pour quoi il a été conçu. Se
sacrifier lui-même pour préserver l'espace vital autour du
conducteur. Les structures d'absorption situées à l'avant
et à l'arrière de l'habitacle ont dissipé une partie de l'énergie
cinétique. Et le montant central ainsi que l'arceau ont
tenu. C'est une démonstration brutale mais efficace de ce que
trente ans de crash-tests et de
réglementation ont produit en matière de sécurité passive.
Ce que ça dit sur les limites des performances
Un Cayenne Coupé S avec freins
carbone-céramique et échappement sport vaut environ 140.000 dollars
aux États-Unis. C'est
une machine ainsi capable de performances largement supérieures à
ce que la majorité des routes permet.
La technologie embarquée, gestion de la dynamique, transmission
intégrale, aides à la conduite… Peut ainsi créer un
sentiment de maîtrise qui ne reflète pas toujours la réalité
physique d'un impact.
L'arbre n'a pas de capteurs, pas d'ABS, pas de modes de
conduite. À une certaine vitesse, aucun équipement de
sécurité active ne peut se substituer à la physique. Ce
Cayenne en est la démonstration la plus concrète qui soit.















