Pendant que certaines Pagani Huayra quittent à peine leur garage, celle-ci a déjà parcouru plus de 100 000 km
Une Pagani Huayra utilisée comme une voiture du quotidien ? Cet exemplaire suisse a déjà dépassé les 125 000 km et compte bien poursuivre jusqu'à plus de 160 000 km.
Une Pagani Huayra, on l’imagine plutôt sous une housse, rangée au fond d’un garage de collectionneur. Pourtant, un propriétaire suisse vient de voir s’afficher 100 000 km sur le compteur de sa Huayra, avant de fêter ça très simplement sur une aire d’autoroute, avec une bouteille d’eau et un Twix.
Ce chiffre correspond à la vie complète d’une voiture familiale pour beaucoup d’automobilistes, pas à celle d’une hypercar à environ 5 millions d’euros. Le conducteur ne compte pas s’arrêter là : il vise désormais les 100 000 miles, soit plus de 160 000 km, histoire de pousser encore un peu plus loin son incroyable hypercar.
Pagani Huayra Roadster : "La Mia Più Bella" aligne les kilomètres
Derrière ce compteur à six chiffres se cache une Pagani Huayra Roadster de 2019 surnommée La Mia Più Bella, châssis 76059, treizième exemplaire sur les cent produits. Sa carrosserie en carbone teinté Rosso Vignola et son habitacle noir aux surpiqûres rouges ont été dévoilés au Goodwood Festival of Speed 2019, vitrine idéale pour ce genre de pièce ultra rare.
Sous le capot, le moteur Mercedes-AMG M158 V12 biturbo de 5,98 litres développe 764 ch pour un poids à sec d’environ 1 280 kg. Le propriétaire, un millionnaire suisse resté anonyme, l’utilise comme voiture de tous les jours à travers l’Europe. Résultat : la voiture a depuis dépassé les 125 000 km, soit en moyenne près de 17 700 km par an et environ 48 km quotidiens, l’équivalent de plus de trois tours de la Terre à l’équateur.
Un kilométrage d’hypercar qui ressemble à une vie de berline
Dans le petit monde des hypercars, la norme reste plutôt aux exemplaires quasi neufs. Une autre Huayra Roadster de 2017 s’est ainsi vendue aux enchères avec seulement environ 500 km au compteur, pour 3,4 millions de dollars, soit environ 2,9 millions d’euros. Ces voitures sont souvent vues comme des placements roulants, plus que comme des voitures destinées à rouler au quotidien.
Face à cette habitude, l’usage intensif de La Mia Più Bella fait figure d’exception. Un tel kilométrage correspond à des dizaines d’allers-retours Paris–Nice ou Paris–Milan, avalés au fil des années comme si de rien n’était. Dans les faits, cette Huayra affiche un usage digne d’une grande berline de fonction, simplement avec beaucoup plus de carbone apparent et un V12 qui hurle derrière les sièges.
Ce que cette Huayra raconte de la fiabilité Pagani
Pour encaisser cette vie de grande routière, la voiture s’appuie sur une monocoque en Carbo-Titanium et Carbo-Triax HP52, annoncée 52 % plus rigide qu’un coupé classique, associée à des freins carbone-céramique et au V12 biturbo préparé par Pagani Automobili. Le constructeur a d’ailleurs offert un entretien majeur à l’usine lorsque l’auto a atteint ce seuil symbolique, manière de saluer cet usage hors norme.
Le cas de cette Huayra ne serait pas isolé : certains exemplaires de Pagani Zonda ayant atteint des kilométrages comparables sont déjà connus du programme de restauration et de certification Pagani Rinascimento. L’exemplaire suisse, lui, continue d’accumuler les trajets à travers le continent, avec comme nouvel objectif affiché ces fameux 100 000 miles qui en feraient définitivement un cas exceptionnel parmi les hypercars réellement utilisées au quotidien.














