900 kg, jusqu'à 700 ch et zéro assistance électronique : la Nichols N1A ose encore l'excès

Publié le 17 juin 2026 à 19:30
900 kg, jusqu'à 700 ch et zéro assistance électronique : la Nichols N1A ose encore l'excès

Imaginée par l'ancien ingénieur McLaren F1 Steve Nichols, cette barquette radicale revendique des performances de supercar sans les assistances modernes. Un engin radical qui ne pardonne pas les erreurs.

Un roadster britannique de plus de 400 ch qui pèse moins qu'une Mazda MX‑5 et renvoie l'électronique au placard, ça existe : c'est la Nichols N1A. Imaginée par l'ingénieur de F1 Steve Nichols, cette barquette ouverte promet un niveau de sensations qu'on ne croise plus trop sur les fiches techniques modernes.

Sous ses lignes inspirées des prototypes Can-Am des années 60, la Nichols N1A aligne un V8 atmosphérique, une boîte manuelle à six rapports et un poids d'environ 900 kg. L'ensemble revendique un 0-100 km/h en 3,5 s, dans un registre de performances qui place cette barquette au niveau des supercars les plus affûtées du marché.

Nichols N1A : un roadster V8 plus léger qu'une Miata

Avec moins d'une tonne sur la balance, la Nichols N1A se place nettement en dessous des petits roadsters modernes en matière de masse. Sauf qu'ici, le moteur n'est pas un petit quatre-cylindres : la version de base reçoit un V8 6,2 l donné pour 475 ch et 637 Nm.

Pour ceux qui veulent la configuration la plus sauvage, un énorme 7,0 l de type LS7 grimpe à environ 700 ch et 813 Nm, toujours atmosphérique. La fiche s'accompagne d'un châssis en aluminium collé renforcé de carbone, d'une carrosserie en panneaux de carbone, de suspensions à double triangulation et d'amortisseurs réglables à quatre voies.

De la F1 à la route : la vision radicale de Steve Nichols

Derrière ce projet se cache Steve Nichols, ingénieur qui a signé des monoplaces de Formule 1 mythiques comme les McLaren MP4/1 et MP4/3. Avec la Nichols N1A, il transpose sur route sa culture de la légèreté et de la simplicité, en s'inspirant des lignes de la barquette McLaren M1A des années 60, longue, très basse et entièrement ouverte.

La petite structure Nichols Cars s'est associée au spécialiste britannique RML Group pour l'assemblage, avec un objectif inférieur à 150 voitures au total. Les 15 premières formeront la série Icon 88, chacune rendant hommage à l'une des 15 victoires de la MP4/4 en 1988, avec un tarif annoncé d'environ 450 000 £ (près de 520 000 €), voire 500 000 £ (environ 577 000 €) pour les exemplaires les plus exclusifs.

Quasi aucune aide à la conduite : une voiture pour pilotes très avertis

Plutôt que de miser sur les aides à la conduite, la Nichols N1A adopte une approche presque entièrement analogique : pas d'écran central, pas de modes de conduite, pas d'ESP envahissant. Le conducteur trouve une instrumentation classique, une direction très directe, une boîte manuelle à grille apparente et aucune assistance électronique imposée entre ses mains et le train arrière.

Sur les prototypes, même l'ABS et le contrôle de traction restaient absents, ces systèmes étant annoncés comme optionnels à la demande des clients, de même qu'une direction assistée. Avec un rapport poids/puissance digne d'une Porsche 911 GT3 et des pneus Michelin Pilot Sport Cup 2 en 245 mm à l'avant et 305 mm à l'arrière, le moindre excès se paye comptant, surtout sur circuit.

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