À 23 ans, ce jeune ingénieur F1 sauve une Aston Martin rouillée depuis 40 ans

Publié le 26 mars 2026 à 18:00
aston martin db4

Enterrée sous un garage écroulé pendant près de 40 ans, une Aston Martin DB4 de 1960 renaît grâce à un ingénieur F1 de 23 ans. Jusqu’où ira cette résurrection spectaculaire ?

Sous un tas de gravats, dans un garage effondré du Royaume-Uni, une Aston Martin DB4 de 1960 a passé près de 40 ans à rouiller, oubliée sous une bâche et envahie par la végétation. Quand elle a enfin revu la lumière du jour, beaucoup l’ont prise pour une épave irrécupérable.

C’est pourtant cette voiture en ruine qu’un jeune ingénieur F1 de chez Williams, Edward Crossley, a décidé de sauver, avec le soutien de son père et d’une équipe d’étudiants. Si la restauration va au bout, cette DB4 pourrait valoir une petite fortune.

Une Aston Martin DB4 de 1960 ravagée par 40 ans d’abandon

La DB4 est un grand tourisme britannique emblématique, ancêtre direct de la DB5 rendue célèbre par James Bond. Cet exemplaire de 1960 affiche environ 37 000 miles au compteur et seulement quatre propriétaires connus, mais il a subi des décennies d’immobilisation dans un garage dont le toit s’est effondré, avec l’eau, la poussière et même des arbres qui ont poussé autour de la carrosserie.

La partie avant a le plus souffert : châssis et points d’ancrage de suspension sont profondément corrodés, certaines sections se sont désagrégées au démontage. L’arbre de transmission et le pédalier manquent, tout comme d’autres pièces critiques. Pour beaucoup de collectionneurs, ce genre de barn find relève davantage de la casse que d’un futur coupé de prestige.

Edward Crossley, jeune ingénieur F1, transforme l’épave en projet-école

À 23 ans, Edward Crossley est ingénieur en conception mécanique chez Williams F1. Son père Julian a acheté la voiture aux enchères chez Mathewsons pour 145 000 £, soit environ 194 000 $ (près de 180 000 €). Edward a alors monté Crossley Motorsport, une structure qui réunit de jeunes ingénieurs et des étudiants de l’University of Birmingham autour de ce chantier XXL.

La restauration doit s’étaler sur environ deux ans, essentiellement le week-end. L’équipe démonte la DB4 pièce par pièce, reconstruit le châssis, remplace les éléments structurels rongés et prépare une mécanique entièrement revue. Tout est documenté en ligne, l’objectif étant de montrer ce qu’un groupe de passionnés peut réaliser chez soi, en ne faisant appel à des spécialistes que quand c’est indispensable.

Une DB4 qui pourrait valoir une fortune… mais pensée pour rouler

Si le pari est réussi, cette Aston Martin DB4 abandonnée depuis 40 ans pourrait dépasser 450 000 £, soit environ 602 000 $ (près de 560 000 €) selon les estimations, un niveau cohérent avec la cote des DB4 restaurées sur le marché international. L’auto a déjà été exposée au Classic Car & Restoration Show de Birmingham dans la zone “Barn Find”, encore dans son jus, avant le début des gros travaux.

Edward Crossley et son équipe ne prévoient pourtant pas de la revendre une fois terminée : leur but est de remettre la voiture sur la route et d’en profiter, tout en utilisant ce projet comme vitrine pour donner envie à d’autres jeunes de se lancer dans l’ingénierie et la restauration. Pour l’instant, la DB4 reste un puzzle de métal corrodé et de pièces manquantes, mais chaque week-end rapproche un peu plus ce coupé de 1960 de son retour à la vie.

Nos marques populaires Voir tout

Sport Auto