FIA : vers une fin de la limite des mandats à la présidence ?
Mohammed Ben Sulayem, l’actuel président de la FIA, aurait comme projet d’abolir la limite des mandats à la tête de la Fédération.
Le président de la FIA, Mohammed Ben Sulayem, souhaiterai un changement majeur dans la direction de la fédération internationale de l’automobile. Son envie ? Mettre fin à la limite des mandats, actuellement en vigueur.
Une limite instaurée par Jean Todt
Afin de diriger la FIA, un président est nommé
tous les quatre ans. Une mesure mise en œuvre par
Jean Todt. Le Français avait été élu pour la première fois
en 2009 avant de céder la présidence fin 2021, au
terme de son troisième et dernier mandat.
Car avant lui, c’était Max Mosley aux commandes de la FIA
entre 1993 et 2009. Il a quitté ses fonctions à la
suite d’un gros désaccord avec les équipes et après une affaire de
mœurs. Il en était à son cinquième mandat.
Actuellement, c’est Mohammed Ben Sulayem qui est en poste en
tant que président de la FIA. Selon les informations de la
BBC, ce dernier souhaiterait tout simplement
abolir la limite de mandats en temps de président.
Pour cela, il doit effectuer une modification des statuts de la
FIA.
Une mesure qui doit ensuite être discutée et soumise au vote à
l’Assemblée Générale de la Fédération durant le
mois suivant, soit en juin 2026. La tendance générale est à
une approbation de cette modification selon
nos confrères de la BBC.
Une mesure qui fait débat
Les règles en vigueur pour être à la tête de la FIA sont simples
: un mandat dure 4 ans et ne peut être renouvelé
qu’à deux reprises. Au total, ce sont donc trois
mandats qui sont possibles. Or, il se trouve que Mohammed
Ben Sulayem a été réélu sans aucune opposition en
décembre 2025. Avec cette mesure, il pourrait
ainsi continuer de diriger la FIA un peu plus
longtemps.
Forcément, ce changement attise les critiques dont Tim Mayer, un
ancien candidat potentiel. Ce dernier estime que “la limite de
mandat est une garantie fondamentale de bonne gouvernance”. A
l’inverse, c’est même indispensable, selon lui, pour pouvoir
exercer le pouvoir de la meilleure manière
possible.
Quoiqu’il en arrive cette mesure arrive dans un moment assez tendu. En effet, de nombreuses critiques sont tombés autour de la gouvernance de la FIA et de Mohammed Ben Sulayem. Pour rappel, certains candidats n’ont pas pu se présenter en décembre dernier lors de la dernière élection. En cause : les règles contraignantes pour composer ses équipes.
Reste à voir comment le monde de l’automobile va encaisser cette nouvelle, ainsi que le résultat de l’Assemblée Générale, en juin prochain.














