Ferrari : un chiffre d’affaires en hausse au premier trimestre malgré des livraisons en baisse
Ferrari affiche un chiffre d’affaires en hausse au premier trimestre 2026. Comment le constructeur italien parvient‑il à concilier rareté, marges record et nouveaux modèles ?
Avec 3 436 voitures livrées au début de l'année, la marque au cheval cabré vient pourtant d'annoncer une hausse de son chiffre d'affaires au premier trimestre 2026. L'équation paraît simple : vendre moins, mais plus cher. C'est précisément la voie choisie par Ferrari.
Ferrari : les chiffres au 1er trimestre 2026
Selon le rapport trimestriel de Ferrari, le chiffre d'affaires du premier trimestre 2026 atteint 1,848 milliard d'euros, contre 1,791 milliard un an plus tôt, soit une progression de 3 %. Le résultat net s'élève à 413 millions d'euros, quasiment stable par rapport aux 412 millions du premier trimestre 2025. Sur ce trimestre, Ferrari enregistre un résultat d'exploitation d'environ 548 millions d'euros, ce qui confirme une rentabilité exceptionnelle. Pour un investisseur, ces chiffres montrent qu'une part importante de chaque euro facturé devient profit opérationnel. En d'autres termes, Ferrari est sur la bonne voie de maintenir ses objectifs 2026, à savoir, atteindre un chiffre d'affaires annuel autour de 7,5 milliards d'euros. Mis en regard des 1,848 milliard d'euros déjà réalisés sur trois mois, ces niveaux traduisent une croissance régulière, pas une course au volume.
Ferrari : moins de livraisons mais plus de revenus
Ferrari a livré 3 436 voitures au premier trimestre 2026, un volume légèrement en baisse sur un an, mais accompagné d’une hausse du chiffre d’affaires. Un choix pleinement assumé : les livraisons de modèles à forte valeur comme le Purosangue, la SF90 XX ou la 12Cilindri progressent, tandis que les 296 et Roma Spider tirent leur révérence. En parallèle, les premières unités des très exclusives F80, 296 Speciale, 849 Testarossa et Amalfi commencent à être expédiées, avec des niveaux de personnalisation et de prix particulièrement élevés. Résultat : le revenu moyen par voiture continue de grimper, porté par le très haut de gamme, les séries limitées et les options sur mesure. Dans le même temps, le constructeur au cheval cabré renforce ses relais de croissance hors automobile, entre activités racing, licences et expériences clients. Une stratégie globale qui orchestre la rareté, entretient le désir et soutient durablement les marges.
Surtout, Ferrari voit loin : son carnet de commandes est déjà rempli jusqu’en 2027, preuve d’une demande toujours solide, tandis que la marque prépare activement son prochain virage avec l’arrivée annoncée de la sportive électrique Ferrari Luce.














