Audi relance l’espoir des puristes avec une annonce inattendue sur le V8

Publié le 27 mai 2026 à 11:30
Mis à jour le 27 mai 2026 à 11:41
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En Autriche, Gernot Döllner, PDG d’Audi défend encore le V8 pour ses gros SUV. Mais sa promesse laisse planer un sérieux doute pour l’Europe...

On pensait le moteur thermique rangé au musée, surtout chez les marques premium qui jurent par l’électrique. Audi vient pourtant d’envoyer un signal différent : le V8 est toujours de la partie...

Audi : les promesses du PDG, Gernot Döllner

Ce discours porte un nom : le PDG Gernot Döllner, qui a lâché à nos confrères de The Drive : "Je suis un grand fan du V8" et décrit ce moteur comme : "un ajustement parfait pour les SUV grande taille", dès que l’architecture le permet. La bonne nouvelle a pourtant un bémol : le V8 d'Audi va survivre, mais sur certains modèles seulement et surtout sur le marché américain, pour celles et ceux qui rêvent encore d'une Audi qui gronde. Les propos ont été tenus en mai 2026, en Autriche, lors d’une table ronde. Gernot Döllner y explique que : "dès que l’ensemble technique le permet, il n’y a aucune restriction pour avoir un moteur comme celui-là" dans la gamme, ce qui vise clairement les grands SUV comme les Q7 et le futur Q9. Le dirigeant souligne que la question ne se résume pas au nombre de cylindres : "Ce n’est pas seulement une question de nombre de cylindres, c’est la conception globale et l’architecture de la voiture. Et c’est là que nous devons trouver, pour chaque segment, la bonne réponse." Audi ne tranchera pas avant le début des années 2030 sur la fin complète des moteurs thermiques.

Audi : le futur de la gamme

Pour illustrer, Gernot Döllner cite l’Audi RS 5. Sur ce coupé sportif, la marque : "a clairement pris la décision d’avoir un moteur V6 et d’ajouter la puissance supplémentaire du côté électrique". Les objectifs de consommation et d’émissions y sont plus stricts que pour un grand SUV, ce qui pousse vers des blocs plus petits associés à l’hybridation. À l’inverse, un Audi Q7 ou un futur Q9, plus lourds et souvent utilisés en famille, restent soumis à des cibles de CO₂ et de consommation moins sévères dans plusieurs marchés. Dans ces segments, un V8 4.0 biturbo peut encore trouver sa place, surtout s’il est associé à une hybridation légère ou rechargeable pour contenir les rejets. Difficile pour l’instant d’obtenir une liste officielle, le PDG refusant d’entrer dans le détail des futurs modèles. Les indices se multiplient pourtant : l’Audi SQ7 actuelle repose déjà sur un V8 4.0 biturbo, un grand SUV SQ9 à trois rangées a été aperçu en essais, et la prochaine RS 6 Avant est largement pressentie avec un groupe motopropulseur V8 électrifié.

Le terrain le plus favorable reste le marché américain, où les normes de consommation et d’émissions laissent plus de marge à ce type de motorisation qu’en Europe. Sur le Vieux Continent, entre malus CO₂, normes Euro 7 et restrictions urbaines, ces V8 risquent de devenir rares, voire réservées à des séries limitées importées en petits volumes.

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À propos de l’auteur
Lucas Brenot
Lucas Brenot
J’aime l’automobile pour ce qu’elle apporte concrètement : la sensation de conduite, le plaisir d’un moteur bien réglé, le soin apporté à un intérieur. J’ai grandi avec des voitures autour de moi, et c’est resté une vraie curiosité au quotidien.
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