Aston Martin : une plateforme inédite va transformer toutes ses futures sportives

Publié le 7 juillet 2026 à 14:30
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Aston Martin prépare une nouvelle génération de sportives pour la fin de la décennie. Les coulisses racontent une mutation plus radicale qu’il n’y paraît...

Chez Aston Martin, les sportives ne changent pas juste de bouclier avant, elles changent de squelette. Derrière la DB12 et la nouvelle Vantage se prépare déjà une vague de sportives de nouvelle génération, dessinées sur une architecture entièrement revue qui doit aussi servir au SUV DBX et à une future supercar à moteur central...

Aston Martin : une future plateforme inédite

Objectif affiché : plus de performances, plus de raffinement, moins de complexité industrielle. Le tout sans perdre ce mélange de charme britannique et de technologie allemande qui fait aujourd’hui la particularité de la marque. Reste à comprendre comment Aston compte concilier V12, électrification à venir, électronique Mercedes et fabrication en petites séries. La base technique repart quasiment d’une feuille blanche. La structure restera en aluminium collé et extrudé, mais les ingénieurs annoncent un bond de rigidité torsionnelle avec une pénalité de poids limitée. Des points d’ancrage de suspension plus fermes doivent améliorer à la fois la précision de conduite et le confort, tandis qu’une direction arrière fera tourner les grandes GT plus court sans les rendre nerveuses. Adrian Hallmark, PDG d'Aston Martin, parle d’une véritable méthode scientifique : "Nous avons une description mathématique de la façon dont sera chaque Aston à l’avenir : du point de vue des performances, ce sera une révolution" déclare-t-il à nos confrères britanniques d'Auto Express. Il rajoute que les équipes ont passé 52 systèmes au crible : "de la climatisation à la direction en passant par le freinage", en comparant chaque élément aux concurrentes pour fixer des objectifs chiffrés. Cette architecture doit porter toute la gamme, des coupés aux SUV DBX, en passant par une Valhalla de route et quelques séries spéciales.

Aston Martin : partenariat Mercedes, interface 100 % Aston

Aujourd’hui environ un tiers des composants d’une Aston vient de Mercedes, et cette part augmentera avec la prochaine génération. Hallmark précise que plus de 50 % du contenu restera néanmoins propre à la marque. Sur l’électronique, la stratégie change : "Pour la prochaine génération, nous avons pour mantra de ne pas toucher à ces systèmes centraux. Nous investirons tout l’argent dans le matériel et l’interface". Autrement dit, le cœur logiciel reste allemand, l’habillage et la commande redeviennent britanniques. La fonctionnalité jugée "suffisante" sera donc conservée, mais les écrans, la présentation graphique et la disposition des boutons devront être totalement différents d’une Mercedes. Pour les clients, cela promet un système plus moderne et plus stable que l’ancien mix maison, tout en gardant une atmosphère de cockpit typiquement Aston, avec une ergonomie revue plutôt que des écrans copiés-collés.
La nouvelle plateforme vise aussi à simplifier une production jugée trop compliquée. Aujourd’hui, les carrosseries de sportives sont assemblées à Gaydon, expédiées à l’usine galloise de St Athan pour la peinture, puis renvoyées à Gaydon pour le montage final. Hallmark ironise : "Nous sommes bénis par l’inefficacité et par l’opportunité". À terme, certains modèles pourraient être assemblés directement à St Athan, sur des lignes capables d’accueillir aussi bien un DBX qu’un coupé GT. Cette mutualisation doit "faire économiser un pourcentage du coût du véhicule qui change la donne" et lisser la chaîne d’approvisionnement. Quand on lui demande si différents modèles pourront sortir de la même ligne, Hallmark répond : "Aujourd’hui, non. À l’avenir, oui".

Pour les acheteurs, l’enjeu est moins visible, mais bien réel : des délais mieux tenus, des voitures mieux mises au point et des marges libérées pour investir dans les moteurs, les intérieurs et la technologie embarquée des futures Aston Martin.

Source : Auto Express

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À propos de l’auteur
Lucas Brenot
Lucas Brenot
J’aime l’automobile pour ce qu’elle apporte concrètement : la sensation de conduite, le plaisir d’un moteur bien réglé, le soin apporté à un intérieur. J’ai grandi avec des voitures autour de moi, et c’est resté une vraie curiosité au quotidien.
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