Aston Martin : une plateforme inédite va transformer toutes ses futures sportives
Aston Martin prépare une nouvelle génération de sportives pour la fin de la décennie. Les coulisses racontent une mutation plus radicale qu’il n’y paraît...
Chez Aston Martin, les sportives ne changent pas juste de bouclier avant, elles changent de squelette. Derrière la DB12 et la nouvelle Vantage se prépare déjà une vague de sportives de nouvelle génération, dessinées sur une architecture entièrement revue qui doit aussi servir au SUV DBX et à une future supercar à moteur central...
Aston Martin : une future plateforme inédite
Objectif affiché : plus de performances, plus de raffinement, moins de complexité industrielle. Le tout sans perdre ce mélange de charme britannique et de technologie allemande qui fait aujourd’hui la particularité de la marque. Reste à comprendre comment Aston compte concilier V12, électrification à venir, électronique Mercedes et fabrication en petites séries. La base technique repart quasiment d’une feuille blanche. La structure restera en aluminium collé et extrudé, mais les ingénieurs annoncent un bond de rigidité torsionnelle avec une pénalité de poids limitée. Des points d’ancrage de suspension plus fermes doivent améliorer à la fois la précision de conduite et le confort, tandis qu’une direction arrière fera tourner les grandes GT plus court sans les rendre nerveuses. Adrian Hallmark, PDG d'Aston Martin, parle d’une véritable méthode scientifique : "Nous avons une description mathématique de la façon dont sera chaque Aston à l’avenir : du point de vue des performances, ce sera une révolution" déclare-t-il à nos confrères britanniques d'Auto Express. Il rajoute que les équipes ont passé 52 systèmes au crible : "de la climatisation à la direction en passant par le freinage", en comparant chaque élément aux concurrentes pour fixer des objectifs chiffrés. Cette architecture doit porter toute la gamme, des coupés aux SUV DBX, en passant par une Valhalla de route et quelques séries spéciales.
Aston Martin : partenariat Mercedes, interface 100 % Aston
Aujourd’hui environ un tiers des composants d’une
Aston vient de Mercedes, et cette part
augmentera avec la prochaine génération. Hallmark précise que plus
de 50 % du contenu restera néanmoins propre à la marque. Sur
l’électronique, la stratégie change : "Pour la prochaine
génération, nous avons pour mantra de ne pas toucher à ces systèmes
centraux. Nous investirons tout l’argent dans le matériel et
l’interface". Autrement dit, le cœur logiciel
reste allemand, l’habillage et la commande redeviennent
britanniques. La fonctionnalité jugée "suffisante" sera donc
conservée, mais les écrans, la présentation graphique et la
disposition des boutons devront être totalement
différents d’une Mercedes. Pour les clients, cela promet un système
plus moderne et plus stable que
l’ancien mix maison, tout en gardant une atmosphère de cockpit
typiquement Aston, avec une ergonomie revue plutôt que des écrans
copiés-collés.
La nouvelle plateforme vise aussi à simplifier une
production jugée trop compliquée. Aujourd’hui, les carrosseries de
sportives sont assemblées à Gaydon, expédiées à
l’usine galloise de St Athan pour la peinture, puis renvoyées à
Gaydon pour le montage final. Hallmark ironise : "Nous sommes
bénis par l’inefficacité et par l’opportunité". À terme,
certains modèles pourraient être assemblés directement à St Athan,
sur des lignes capables d’accueillir aussi bien un DBX qu’un coupé
GT. Cette mutualisation doit "faire économiser un pourcentage
du coût du véhicule qui change la donne" et lisser la chaîne
d’approvisionnement. Quand on lui demande si différents modèles
pourront sortir de la même ligne, Hallmark répond :
"Aujourd’hui, non. À l’avenir, oui".
Pour les acheteurs, l’enjeu est moins visible, mais bien réel : des délais mieux tenus, des voitures mieux mises au point et des marges libérées pour investir dans les moteurs, les intérieurs et la technologie embarquée des futures Aston Martin.
Source : Auto Express














