Michael Schumacher : Barcelone 1996, son 1er concerto en rouge (en images)

Publié le 29 décembre 2025 à 09:00
Mis à jour le 29 décembre 2025 à 10:07
Michael Schumacher : Barcelone 1996, récit de son 1er concerto en rouge

Il y a presque 30 ans, en 1996, Michael Schumacher signait son premier récital en Formule 1 au volant d'une Ferrari lors du Grand Prix d'Espagne à Montmelo. Sport Auto revient sur ce moment de bravoure.

Nous sommes au Grand Prix d'Espagne 1996. Après deux jours d'une météo printanière, le ciel catalan se charge de nuages et d'eau pour la septième des 16 épreuves au calendrier de la saison de Formule 1. En ce dimanche 2 juin, Michael Schumacher, alors tout juste arrivé chez Ferrari, va écrire l’une des plus belles pages de l’histoire du sport.

Grand Prix d'Espagne 1996 : l’apocalypse en piste

La pluie s’est abattue sur le Circuit de Barcelona-Catalunya, transformant l’asphalte en véritable patinoire. Depuis la troisième position sur la grille de départ, Michael Schumacher prend un envol moyen derrière les Williams de Jacques Villeneuve et Damon Hill, Jean Alesi lui brûlant également la politesse au volant de sa Benetton-Ford, l'ancienne monture de "Schumi".
Mais dès les premiers tours, le nouveau pilote Ferrari entame sa remontée, doublant Alesi puis Villeneuve dans les trombes d'eau. Roulant à chaque tour deux secondes plus rapidement que ses rivaux, le "Kaiser" impose sa marque au volant d'une F310 décriée pour son manque de fiabilité et de compétitivité.
Au terme des 65 tours, Schumacher franchit la ligne avec 45 secondes d’avance sur Alesi. Derrière, Johnny Herbert complète le podium. Mais il n’y a ce jour-là qu’un seul homme que la foule retient : celui qui, à 27 ans, vient de réconcilier les tifosi avec l’espoir de lendemains plus chantants...

Grand Prix d'Espagne 1996 : le début de l'ère Ferrari-Schumi

Cette victoire en Espagne n’était pas seulement un triomphe individuel. Elle représentait un point de bascule pour une écurie Ferrari alors en pleine reconstruction depuis 1993 sous la houlette de Jean Todt. Et Schumacher, déjà double champion du monde avec Benetton en 1994 et 1995, prouvait qu’il n’était pas à Maranello pour capitaliser sur le passé, mais bien pour bâtir un avenir.
A Barcelone, il offrait ainsi à la Scuderia son premier succès depuis Montréal en 1995. Orpheline de Mansell puis Prost depuis 1991, la formation italienne était en passe de voir le bout du tunnel après seulement deux victoires en cinq années.
Ce succès catalan fut le premier des 72 que l’Allemand signerait au volant d'une Ferrari, scellant l’un des plus beaux mariages de l’histoire du sport automobile. Presque trois décennies plus tard, ce Grand Prix d’Espagne reste une référence absolue dans sa longue carrière.
Schumacher n’a pas simplement gagné à Barcelone en 1996. Il a transcendé son art, donnant une leçon de pilotage qui, encore aujourd’hui, suscite encore l’admiration...

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À propos de l’auteur
Guillaume Alvarez
Guillaume Alvarez
Rédacteur-Editeur pour Sport Auto, l'Auto-Journal et F1i. Je partage mon temps entre l'écriture, le reportage et les circuits, la plume et le micro portés par la passion de l'automobile et de la compétition, du Karting à la Formule 1, en noir et blanc comme en couleurs.
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